Le chat et les souris
Il
y avait ces deux grands chevaux qui encadraient l’entrée de la grande maison,
des chevaux en pierre, sculptés, la crinière semblant remuée, animée par un
vent permanent et invisible. Ils étaient vraiment effrayants. Celui à droite
semblant être pris dans une course folle, les yeux fous, tous les muscles étirés
comme s’il allait vraiment vous sautez au cou. Alors que celui de gauche se
tenait sur ses pattes arrière brandissant ses deux sabots avant vers le ciel
comme pour se défendre de quelque chose, les babines retroussées. L’intensité
de la scène figée dans la pierre avait quelque chose de complètement
surnaturel. Enfin passons, c’est juste l’entrée et on ne passe pas notre
vie à manger, dormir, apprendre ses leçons… Entre ces deux-là. Ce qui est
important, c’est la maison.
Mais non, vous êtes un peu idiot quand
même on a trop peu de temps pour tout décrire. Et puis, de toute façon elle est
trop immense pour en faire tout un plat. C’est plus marrant de subir ma
volonté, il y a tant de choses secrètes, de trucs cachés des portes, des
salles… Des tentations inutiles à dévoiler dans une puérile description. Je
contrôle donc, et je vous emmène là ou il me plait, pas d’inquiétude, je fais
tout le boulot, ne bougez pas, restez là où vous êtes, là même où vous avez
commencé, de toute façon, se ne sera pas très long.
Allons, allons un peu de courage, votre
main s’il vous plait. Et s’il vous faut faire une pause avant la fin n’oubliez
pas de me la rendre quand vous remettrez le nez dedans plus tard.
Ça vous perturbe hein ? que je m’adresse
à vous comme ça, ça vous gêne, d’habitude vous êtes juste des voyeurs qui
s’accrochent aux mots et phrase écrit, qui reste impersonnel.
Peu importe, elle se croyait subtile et
capable de survire à une partie de cache cache géante, mais derrière les
rideaux dans cette maison c’est une connerie prodigieuse comme dirait ma
grand-mère, il y a quantité de cachettes beaucoup, beaucoup plus
terribles. Et si, rappelons le, il faut que le chat compte jusqu’à 200 contre
son mur, il est aussi vital pour lui, presque autant que le fait d’avoir le
temps de se cacher pour les souris, qu’elles choisissent une autre pièce que
celle où se trouve l’échappatoire, ce mur qui vous donne l’indemnité, non,
l’asile, non l’imu…nité machin chose et que le chat doit défendre coûte
que coûte, peu importe ce que cela en coûte… Sinon, y’a plus de jeu… Autant
commencer par la fin… Non mais…
Et toute tricherie sera punie aussi
sévèrement que possible, pas d’asile pour cette tricheuse… Surtout pas.
Elle s’était étalée derrière les rideaux et à
présent, elle se trouvait sur le sol dans une marre de sang, son propre sang,
pas que je vous prenne pour des bêtas mais au cas où, je précise… Donc dans une
marre de sang qui tachait le beau tapis d’Orient. Mais, puisque mademoiselle
avait décidé d’en faire qu’à sa tête et de voler au-dessus des règles, ce
sacrifice était justifié… Normale qu’elle atterrisse aussi brutalement. Il
n’est pas question qu’elle s’en remette… ? Chacun pour soi... Non mais…
Oui, tout avait été soigneusement préparé,
l’épée de guerre de l’arrière pépé Roulard, dangereusement affûtée pour
l’occasion à proximité du lieu de décompte du chat… Le manque de discrétion de
la souris numéro un… Une approche discrète feignant l’ignorance après avoir
compté et vlan… Un rideau déchiré… Merde! Mais une souris en moins. Oh que
oui… ! Puis pour la terminée, il avait, juste, fallu lui trancher la gorge
d’une carotide à l’autre. Histoire d’être sûr qu’elle ne se relèverait pas et
tenterait de prévenir les autres souris de l’identité du chat… Non mais… Après
tout c’est une tricheuse… Et le chat déteste ça…
Moins une, plus que cinq personnes en lice
dont le chat… Et autant dire qu’il a faim et que ça ne va pas tarder à se faire
savoir.
Les règles du jeu… Du jamais vu… Étant donné
que les limites de ce cache-cache étaient les murs de la maison tout
entière, on avait décidé, pour corser les choses, de cacher l’identité du chat…
Un tirage à la courte paille avait informé chacun personnellement de son
rôle : chat ou souris… Tous ensemble ils ont choisi la pièce et surtout le
mur qu’il fallait atteindre pour pouvoir arrêter le jeu et mettre le chat en
échec et puis chacun est parti de son côté… Une chose n’avait pas été
précisée : ce que le chat ferait des souris attrapées… Et le chat désigné
ne manquant pas d’imagination avait une solution radicale toute prête en tête…
Bref, une fois tout cela décidé… Ils sont
partis chacun de leur côté… Y compris le chat attendant que la voie soit libre
pour commencer son décompte assassin…
Récapitulons :
Les souris ignorent donc deux choses :
-
L’identité du chat…
- Et les
pièges très mortels qu’il commençait à installer un peu partout…
Beaucoup, beaucoup plus efficaces que
de vulgaires tapettes avec un morceau de fromage.
Blockbusters (coucours BSC News)
Description du concours :
America Americaaaa, terre promise, grands espaces, nation de tous les espoirs, des réussites phénoménales, de l'ascension sociale. La contrée de tous les possibles, du meilleur comme du pire
Le rêve américain? Qu'est-il? Un désir de conquête? un rêve matérialiste? Une aspiration à la liberté? La réussite de Steve Jobs ou la loose de Dean, l'anti-héros de sur la route?
Il y autant de rêves américains qu'il y a de rêveurs. Quel est le vôtre?
Racontez-le en 20 000 signes maximum. Conte, Fable, Nouvelle, Essai? Optez pour le genre qui correspond le mieux à votre rêve.
BLOCKBUSTERS:
Mon rêve américain tient toujours de l’irréel, c’est,
un peu, un faiseur de rêve… Sans y avoir rêvé au moins une fois, aucune
histoire n’est possible… Je n’y ai jamais mis les pieds, mais, je sais que,
là-bas, se trouve la recette des histoires de fou furieux… La graine, le saint
Graal, des personnes comme moi qui sont toujours à la recherche de choses un
peu spéciales à raconter, pas forcément originales, mais qui sortent de
l’ordinaire, çà c’est sûr…
Mais attention, on y trouve aussi son Némésis :
l’extraordinaire devient bien fade quand il est surexploité…
Tout y est démesuré et tient de l’impossible, tout
est bon à devenir…
Le rêve américain, mon rêve américain, est un rêve,
un rêve dans le rêve. Et quand j’y songe, et bien, je n’ai pas à rougir des
blockbusters, parce que le n’importe quoi à enfin son histoire… La preuve, la
première chose claire dans ces rêves-là, ce dont je me souviens est une envie irrépressible
de crier. Alors :
PART ONE : « Welcome… »
… Alors j’ai hurlé … Et de toutes mes forces
hein ! Pas un simple petit « ah mon dieu… » Oh non ! Un
truc du genre… À faire péter les vitres. C’est quelque chose d’inné chez moi…
Quand j’ai peur, je hurle très fort… Alors vous n’avez pas idée quand je suis
terrorisée…
Mon ami se frappa la tête très fort avec le plat de
sa main… Il venait de me demander de ne pas faire de bruit et la réponse la
plus adaptée que je lui avais donnée, était ce bruit hallucinant dont je ne me
serai jamais cru capable.
Mais, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même…
Petite pleurnicharde… Étudiante dans une grande université américaine, perdue
dans la masse de zombies, qui ne connaissent que les fratries ou autres
confréries, les cours, les beuveries… J’ai eu besoin de faire quelque chose de
particulier, besoin d’être reconnu par mes paires… Le GAO semblait pouvoir
m’apporter cette soif de reconnaissance dont j’avais tant besoin… GAO pour
Groupe d’Activité Occultes… Un petit groupe d’une vingtaine de personnes… Un
peu spéciaux ces gens, mais accueillants… J’ai subi quelques tests au
préalable, pour voir si j’étais apte… Ce qui fut le cas… Après on a eu un topo
sur notre ville et les différentes activités auxquelles on serait soumis… Et
puis comme dans tout groupe, il y a le rituel de bienvenu, style bizutage à
quoi je n’ai pas échappé… Une légende que je croyais urbaine, raconte qu’à
cause d’une malédiction jetée par une sorcière alors qu’elle était sur son
bûcher, toutes les nuits de pleine lune, les morts, d’un charmant petit
cimetière à l’entrée de la ville, s’éveillent avec la faim au ventre.
Idiot, non ? Parce qu’en fait, il ne s’agit pas
des nuits de pleine lune mais celles qui sont sans lune… Et ce n’est pas le
cimetière à l’entrée de la ville mais à sa sortie… Alors toutes ces nuits en
particulier des gens ferment les grilles et des gardiens ou surveillants,
appelez ça comme vous voulez, se démènent pour que les morts à défaut de rester
dans leur tombe, restent dans le cimetière… De grandes torches sont installées
aux quatre coins du cimetière et qui en brûlant nous dévoilent la forêt
de monuments plus ou moins modestes de ce lieu.
Et notre bizutage notre
ultime épreuve d’aptitude était de survivre à cette nuit… Je m’attendais, au
pire, à une nuit d’épouvante où les membres du groupe se seraient déguisés et
nous auraient fait peur entre mimes et bande sonore adaptée… Quelques
effets spéciaux bon marché et… Ok j’avoue je n’étais pas septique, non, pire
que ça… Je n’y croyais pas du tout… Et pourtant j’aurai du me rendre compte
qu’ils se prenaient au sérieux… Alors vous comprenez que, quand j’ai vu le
premier « zombie » sortir de sa tombe avec une tête à moitié
attachée, un bras manquant et les boyaux à l’air j’ai été un peu surprise… D’où
le cri de terreur…
-« Ok les
mioches, lança la seule personne soi disant apte à nous venir en
aide : une étudiante de troisième année pulpeuse brune perchée sur
des talons aiguilles, fagotée d’une mini jupe et d’un mini haut et que j’avais
cru affublé d’un mini cerveau également… Oui je sais ! Beaucoup de mini
mais dans la situation qui était la mienne, je n’avais pas le temps de trouver
de synonymes…
-« Voici le topo, il y
a des guns, fusils à pompes, des haches, des munitions, heu des machettes
aussi… Tout ce qui serait susceptible de nous venir en aide ce soir, est
éparpillé un peu partout dans le cimetière… Bon ne les laissez pas vous
approchez trop près …
-« BAhhhhhhhhhhhhhheuuuuuu….
Oui c’est a peu près le bruit que ça fait… Un zombie tout frais sorti de sa
tombe… Et celui-ci s’approchait de notre bimbo professeur… Son téléphone
portable se mit à sonner… Elle nous fit signe d’attendre avec un petit sourire
complice, nous laissant tous un peu perplexe…
-« Oui… Salut ma
chouchoute, oui ça va… Là tout de suite… Au stand de tir… Non tu déconnes…
-« euh… Il arrive…
Sans pour autant raccrocher la bimbo se mit à
fouiller de sa main libre dans son sac et en sortit un immense 8mm… Elle ouvrit
le barillet toujours d’une main le referma d’un coup sec… Elle se mit à rire
aux éclats par rapport à une boutade que lui avait lancée sa
correspondante…
-« Non tu déconnes… !
A quelque mètre d’elle le zombie montra ses dents
toutes pourries et c’est à ce moment précis qu’elle visa et tira sans plus
attendre la détonation nous fîmes tous sursauter. La plupart d’entre nous, les
petits nouveaux, nous retrouvâmes à genoux… La bimbo eut une moue de déception,
elle soupira puis nous fit signe de nous activer…
« Attends deux secondes…
Elle s’adressa à nous, en plaquant le micro de son
téléphone contre elle…
-« Allez au boulot… La nuit ne fait que commencer… Vous n’avez qu’à faire
des équipes de deux… Vous êtes 7… Celui tout seul se retrouve avec moi…. Allez
Allez…
Mon ami Tom et moi ne tardâmes pas à nous retrouver
tous deux isolés des autres… A fouiller à droite à gauche à la recherche de…
-« Ah tiens une
machette… Tom se baissa pour la ramasser… Il fendit l’air d’un air
menaçant avec.
-« Je me sens un peu moins tout nu avec…
A mon tour je me penchais et trouvais un flingue un
peu moins gros que celui de miss pétasse, mais qui me serait quand même bien
utile… Ah oui, vous vous demandez sûrement comment je peux savoir me servir
d’une arme, réveillez vous un peu aux states quand vos parents sont
républicains il y a de fortes chances que vous ayez grandi avec un gun entre
les mains comme hochet… Après une bonne demi-heure de cueillette
fructueuse : fusil à pompe, 3 pistolets automatiques, une machette, un katana,
des munitions, et un fusil de sniper que je m’étais approprié, Tom et moi
avions décidé de nous poser en haut d’un magnifique monument, celui de la
famille Hubton… Et de tirer à vue… Après un moment, nous fûmes d’avis sur le
fait que la seule chose qui nous manquait était un pique-nique… Certain de nos
comparses couraient dans tous les sens pas vraiment à l’aise avec cette mission
les autres comme nous avait également trouvé un endroit où se poser pour
dégommer ce qui n‘était pas vivant…
-« Bon, les mioches, (cette mauvaise habitude de nous traiter comme de
mômes avait le don de m’agacer),lança notre professeur qui avait enfin
raccrocher… Avant la fin da la nuit, il faudra reboucher les trous et
remettre les cadavres en place… C’est un lieu sacré pour de nombreuses
personnes pas besoin que l’on pe-« A oui et ne vous en faites pas, pas
besoin de savoir où vont les bouts de viande… Tout le monde sans fou ! Ah
oui et…
PART TWO : « I’M FROM THE OUT OF
SPACE… »
Je suis sûre que vous aimeriez savoir ce qu’il y a
après le « et ». Moi aussi, à vrai dire. Parce qu’après ça c’est le
trou noir total… J’ai d’abord cru qu’on m’avait tiré dessus ou que je m’étais
tiré dessus mais… Non… J’ai eu une drôle impression comme si j’étais dans
un ascenseur affublé d’un réacteur atomique qui aurait décidé d’exploser. Vous
croyez que ma nuit est suffisamment « strange »… Bande de petits
joueurs… C’était comme si tous mes organes avaient décidé de se coller au
sol… Et quand ça s’est arrêté… Bah non, rien que l’envie de vomir n’est pas
suffisante… J’ai ouvert un œil puis le deuxième, et j’ai décidé de bouger…
J’étais entière, première chose. Mais la clarté qui m’éblouissait m’indiquait
que je n’étais plus dans le cimetière… Aucune trace de Tom non plus… Seule… Ou
presque…
-« oh oh oh, fit une voix que je qualifierais de morne avec un curieux
accent, prosternez vous devant le maître de l’univers, le prince des temps
nouveaux… Il est venu du bout de l’espace pour vous trouver et faire de vous sa
princesse… Il est ici, pour la nouvelle ère… Ztpmljderbaztyq , le grand le
magnifique est ici… Et vous êtes ici dans son vaisseau spécial…
-« Je crois qu’on dit vaisseau spatial, par chez
nous… Fis-je comprenant tout d’un coup ce qui m’arrivait.
Il eut un moment de suspend…
-« afftypppkb pppytqqw zubb…
-« hup hup,pppytqqw zdib ! »
-« Non, non, Ztpmljderbatyq à bien voulu dire
spécial… Un vaisseau spécial pour venir à vous…
« Et m… »
-« Cela fait un moment qu’il
vous observe de son étoile.
« … Pourquoi je n’attire que des
extra-terrestres… »
Me voilà victime d’un enlèvement paranormal…
-« Ok… Je suis… Je suis vraiment honorée… De… DE… Mais… Qui vous dit
qu ‘on est… Qu’on est… Compatible…
Un mouvement sur ma droite attira mon
attention. Il eut une traduction de ma phrase que je regrettais d’avoir
prononcé… Pas sûre que de briser le cœur à un extraterrestre soit la meilleure
des positions à adopter… Une réponse arriva par la suite j’attendis la
traduction avec une certaine appréhension…
-« Asseyez vous, voulez-vous… Votre téléportation à dû vous secouez
quelque peu…
Et c’est alors qu’un énorme siège atterrit devant
moi, un siège où autre chose mais un truc assez volumineux au bout d’un bras
encore plus énorme…
-« Allez-y, nous serons au même niveau pour parler et mon maître vous
verra mieux…
-« Histoire de voir si d’aussi près je suis toujours à son goùt… »
Il eut un moment de flottement auquel je mis
fin d’un air un peu désemparé…
l’on l’a saccagé… On remet tout propre, des pelles seront
également à votre disposition plus tard…
-« Non, ne traduisez pas… Surtout pas…
C’était une blague… C’était pas très… Bref…
Je regardais mon siège et me lançais finalement…
Après tout, cet enlèvement spatial animait ma nuit « mortvivanesque »
qui s’était avérée après un cours instant de jubilation, dû aux armes et à la
chasse, bien ennuyante… Le « siège » était en fait plutôt, mou,
tiède, légèrement moite… Arrivé non sans mal à son centre, je décidais de m’y
asseoir en tailleur… Le bras au bout duquel était mon assise se mit à bouger et
je me retrouvais le temps de le dire à plusieurs mètres au-dessus du sol… Enfin
du sol du vaisseau…
-« Mon maître trouve très curieuse votre planète, ma Dame.
La voix s’était rapprochée de moi ou plutôt je
m’en étais rapprochée, la lumière à cette hauteur était beaucoup moins vive et
mes yeux commencèrent à dissocier certaines formes et même certaines couleurs…
-« Pourquoi ?
-« Vous êtes incroyablement narcissique et menteur envers vous-même, ça
fait des années que les extraterrestres vous visitent et au lieu de vous le
dire vos gouvernements vous le cache. Comme si vous n’en étiez pas digne. Ils
préfèrent vous laisser vous douter de quelque chose, vous rendre paranoïaque,
laisser plus ou moins entrevoir une menace dans une venue dite extraterrestre,
alors qu’il n’en est rien. Il y a pourtant des safaris qui sont organisés
depuis des années, parce que croyez moi votre peuple est la risée de nombreuses
planètes… Vous détruisez votre berceau, vous vous auto tapez dessus, tout
est une lutte acharnée de pouvoir entre vous tous, entre vous-même…
Pourquoi… ? Je crois que c’est un mystère pour vous aussi…
Mon siège s’arrêta net
juste en face d’un autre identique ou se trouvait, une créature humanoïde,
assise tout comme moi en tailleur… A ma vue, il se pencha légèrement en avant
dans une courbette, que j’imitais par politesse… Ma nuit
« mortvivanesque » avait eu un impact sur ma peur, les doses
d’adrénaline produites avaient complètement annihilé ma peur, seule une
inquiétude battait en moi au fur et à mesure que les secondes défilaient… Une
petite voix en moi n’arrêtait pas de me poser la même question : comment
on fait pour partir d’un vaisseau « spécial »… ? La créature
avait une peau couleur caramel tirant sur le doré des yeux d’un mauve éclatant
et des cheveux d’une bonne longueur en bataille d’une couleur miel… La
créature me quitta des yeux pour se tourner vers une chose entre nous deux à sa
droite… Une énorme tête rasée, avec deux yeux verts, cette tête reliée à un
cou, lui même relié à un corps dont les deux bras étaient terminés par … Mon
Siège… J’étais assise sur une main gigantesque… Je fut prise d’un léger
étourdissement… Il s’avérait que cette deuxième créature de type humanoïde
également, mais d’une taille surréaliste, n’était pas seulement mon siège, non
il était aussi son traducteur… Il était assis par terre, en tailleur
le dos légèrement voûté, il avait l’air à l’étroit… J’eus un sourire de travers…
-« Pourtant c’est pas faute d’avoir voulu vous parquer dans la zone
51… ? marmonnais-je…
De nouveau le petit type chantonna sa réponse à son
traducteur qui de sa voix blasée reprit :
-« Cette zone vient alimenter les fantasmes de
vos habitants, il n ‘y a rien qui viennent d’un autre monde là-bas… Vous vous
êtes inventé vos propres extraterrestres…Vous savez ce que c’est, cette zone
51 ? Une fabrique de Pseudo super héros… Une tentative désespérée de se
créer des héros…Alimentée par ce qui dirige votre monde un petit objet rectangulaire
qui passe des images… Et maintenant votre gouvernement est près à nous être
hostile parce que le seul prototype viable qu’il ait créé s’est enfui… Bien
sûr, il nous accuse… Mais à quoi nous servirait un humain masqué en collant et
avec une cape ? Je vous le demande…
-« Ok, je vois ! fis-je… Nous sommes la
risée des autres planètes… Même les extraterrestres en savent plus à notre
sujet, que nous sur notre propre environnement… Ça craint… Alors, pourquoi je
vous plais autant… Pourquoi moi, pourquoi venir jusqu’ici ?
Machin chose se mit debout dans la main de son
traducteur…
« Tout n’est pas mauvais en vous, certaines choses font rêver , cette
façon de vous faire la cour… Mon maître est là pour ça… Il tenait à vous le
dire…
Peut-il s’approchez de vous ?
« Euh… Oui, s’il le souhaite…
Il passa dans la main où j’étais avec grâce et
s’assit en face de moi…
-« Il veut vous mériter, venir vous faire la cour, comme un humain le
ferait avec une humaine, il veut vous mériter avec vos propre rites… Se mêler à
la population et vous séduire…
-« Apprendre notre langue serait un bon début…
Comme c’est original… fis-je d’une voix ironique
·
-« Il veut savoir si vous vous prêterez au jeu… IL va s’humaniser et vous
approcher dans votre monde… Le défi, lui plait… IL veut savoir si cela vous
vexerait qu’il essaie… Il ne voulait pas le faire à vos dépens…
La proposition me parut totalement surréaliste, la
seule chose que je pus répondre fut un sourire un peu coincé…
-« Euh non… Du moment que vous n’avez pas de rites un peu spéciaux
auxquels je devrais me plier ; style si je dois me laisser dévorer vivante
ou vous manger ou manger un truc bizarre…
-« Non, vous n’êtes obligé à rien… Il n’y a que mon maître qui se pliera à
vos coutumes étranges et …
PART THREE : « Is it a bird ? Is it a
Plane ?... No it’s a Man… »
Encore un « et » dont je ne connaîtrai pas
la fin… Mais ce que je peux vous dire c’est un peu près ce qui s’est dit, lors
de mon départ précipité:
-« et… OH Oups…
-« Oups quoi…
-«Je
suis tellement à l’étroit ici… J’ai appuyé sur le levier de largage des
produits usagés…
-« TU AS EJECTÉ MA FUTUR DULCINÉ, ET COMME UN DÉCHET…
Et après, c’est une sensation de vide sans fin… L’air
frais qui vous fouette le visage… Une sensation de tomber assez
désagréable…Jusqu'à ce que…
·
-« Et bien, ma petite dame, c’est pas heure pour apprendre à voler ça…
Vous ne m’en voudrez pas si je vous dépanne…
Des bras robustes vinrent me soutenir et je me
retrouvais le temps de le dire accroché… à un type en collant bleu turquoise
justaucorps violet… Affublé d’une cape turquoise également… L’homme était
masqué et volait dans les airs sans aide de réacteur ou d’artifice particulier…
Je me remis à fermer les yeux non pas par peur, juste pour m’empêcher de rire…
Super ringard n’avait pas choisi son costume, non il
le subissait, tout comme les personnes qu’il décidait de sauver… Mais il avait
décidé de voler de ses propres ailes, et c’est ainsi qu’après avoir échappé à
ses « gardiens »il avait décidé d’errer sans but, jusqu’à ce que je
lui tombe littéralement dans les bras…
Il m’a ramené dans mon cimetière, enfin là ou ma nuit
avait commencé, s’est proposé de nous dépanner, mais je l’ai renvoyé à ses
occupations… Puisqu’on avait fait de lui un super héros, qu’il joue leur jeu,
qu’il se crée une double identité afin de se cacher de ceux à qui ils avaient
échappé… Fort de mes conseils, je l’ai regardé disparaître dans le ciel où le
jour commençait à percer… Du haut du monument de la famille Hubton… Tom ne
tarda pas à me rejoindre totalement essoufflé…
-« Mais tu étais où ?
-« C’est une longue histoire, marmonnais-je…
-« Vas-y quand même, tu m’as fait une trouille bleue, tu sais…
-« Je
crois que je me suis fiancée à un extra-terrestre, qui m’a jeté de son
vaisseau avec les poubelles et j’ai été sauvé par un mec en collant… AH
non finalement c’est pas si long, que ça…
Tom resta pensif un instant avant de me tendre une
pelle…
-« Très drôle franchement, le coup de l’alien et du super héros… Allez on replante les morceaux de corps et prière d’arrêter de délirer… »
Et qu'est ce que vous auriez fait?
Ainsi soit-il...
Elle
s’était promis qu’elle ne hurlerait pas, mais la souffrance fut trop intense et
le son qu’elle produisit à ce moment-là, n’était pas pour faire savoir au monde
sa douleur mais plutôt pour la rendre plus supportable…
Tous les yeux aveugles se tournèrent vers
elles, comme s’ils l’avaient vu… Il se pencha vers elle pour étouffer son cri…
Mais il était trop tard… Leur couverture était fichue… Il faudrait qu’il
l’emmène dans les enfers et pas le seulement les siens… En attendant de
pouvoir remonter leur seule chance, était de se cacher dans l’endroit auquel il
fallait qu’ils échappent… Sa chute dans ce lieu, cet entre deux, était mal
venu. Chez elle, elle était invincible, immortelle, insensible à la douleur,
mais ici, ce n’était pas la même chose… Sa présence dans ce lieu était
improbable et l’improbable, fait s’effacer les choses, les rends sensibles au
néant… Qu’elles soient, à l’origine, toute puissante ou non… C’était pareil
pour lui, mais pourtant différent…
Lui était aussi laid, qu’elle était belle…
Ils venaient de deux endroits pas seulement
distincts mais foncièrement opposés… Elle dans la lumière lui dans le noir…
Leur rencontre était aussi chimérique qu’un
soleil éclatant de lumière en pleine nuit…
Pourtant, elle eu lieu lors d’une de leur
mission, sur le champ de bataille de leur maître respectif.
Le coup de foudre était impossible,
néanmoins, il les toucha tous les deux… Réputés chacun de leur côté comme d’une
puissance phénoménale et d’une grande influence sur leur entourage. Et pour
cela on se méfiait d’eux, à juste titre, la preuve… Depuis leur rencontre, ils
se voyaient en douce, à ce moment où son peuple à lui s’endormait et où son
peuple à elle se réveillait… Ce moment de flottement gardé par des êtres
cruels, repoussants et… Aveugles… Parce qu’il est interdit de voir des gens de
ces deux rangs.
Dans cet endroit, ce moment durait toujours
plus longtemps ce qu’ils leur permettaient de profiter l’un de l’autre
dans des proportions plus qu’irraisonnables…Elle lui montrait tout ce qu’elle
savait faire : le beau, le lumineux, le béni, le magnifique. Et lui il lui
enseignait le laid le désagréable, l’hideux… Sous les yeux aveugles des
gardiens de ce lieu. Un mélange instable, inédit à cette époque, se formait…
Mais, cet entre-deux était à inégal distance
de leurs « endroits respectifs ». Il était à la porte de chez lui, et
à des heures de chez elle… Des heures de descente… Et cette fois ci dans
son envie de le voir, elle n’avait pas fait attention à sa réception… Au lieu
de se poser délicatement sur le sol, elle s’était étalée de tout son long, se
blessant au passage… Cela n’était pas sans rapport avec leur mélange respectif…
Il lui avait appris le retard, l’égoïsme, la maladresse, la précipitation. Et
elle lui avait montré la grâce la subtilité et l’empathie.
À ce moment précis, ils n’avaient d’autre
choix que de se cacher aux enfers. Les gardiens n’avaient qu’un seul but :
détruire ce qui s’attardait longtemps dans leur lieu.
Mais aux enfers, les choses ne sont pas
pareilles…
Non elles sont pires…
Et quand tous deux débarquèrent aux enfers, ils se consumèrent
chacun de leur imaginaire…
Ce n’est pas claire… ?
Et bien, elle se mit à brûler pour l’éternité
et lui, il fut contraint de la regarder calciner tout au long de son
immortalité.
Mais, leur œuvre était accomplie, la
paternité d’un mélange entre ce qui est bien et ce qui est mal en naquit, lors
de cette longue nuit de supplice. Car ce qu’il s’était transmis en tête à tête
contamina leur paires… Ainsi l’enfer et le paradis furent engloutis, par un
néant qui, bien content, donna un repas de roi à ses gardiens sans visions
qui avaient eu vent de ces rencontres… Parce qu’aveugle, sourd, ils n’étaient
point. Deux êtres aussi fiers, de leur statut, se donne facilement en
pâture… Qui l’aurait cru…?
Un commerce plein de noeuds
L'inconvénient quand on a une petite voix dans la tête qui vous susurre des histoires, c'est qu'elle n'en a rien à foutre de savoir si elle est glauque ou pas et ce qu'elle va provoquer sur les gens alentours... Mais ce que je sais ce qu'elle ne me laissera pas tranquille tant qu'elle ne sera pas partagée...
Elle écoute le style si particulier de Tim Burton pour une très courte nouvelle, qui m'effraie moi-même par son étrangeté...
Sur ce, désolée encore, mais il faut que je la laisse s'envoler, sous risque de perdre l'esprit:
C’est comme l’homme qui vend des nœuds coulants, il y a des jours où le commerce est prospère et d’autre où il est pourri par les vers… Il a bien souvent cru qu’il se passerait l’un de ses nœuds à son cou. La vérité c’est qu’il n’a jamais su lequel choisir. L’important c’est qu’il a réussi là où personne n’y croyait.. Et finalement il est là derrière son étale et attend les malheureux, où ceux qui vont y trouver une autre utilité. Car des nœuds, il en proposait de tous les genre pour toutes les bourses, imitant n’importe quel style …
Bha oui c’est comme ces types qui vendent des flingues, eux, ont n'en dit pas pour autant qu’ils sont dingues…
Lui il s’appliquait, il mettait de l’amour dans ses fabrications, rêvant d’un apprenti pour reprendre son flambeau. Mais il fallait se rendre à l’évidence qui aurait eu la vocation de reprendre ce lourd fardeau…
Et même lorsque les gens se pendaient à ses nœuds, leur confiance ne lui étaient point accordées… Il s’était fait une raison, comme pour toutes ces pendaisons, qu’il est bien difficile d’être pris au sérieux quand on est devenue l'incarnation même de la mort.
En fin de compte, on aura vite fait de l’oublier, lui, son commerce et ce choix d’article mortuaire, plein de mystère!
Vous venez de rentrer dans Rose Berry ville de caractère... Et de bien d'autre chose...
Ce sera tel un périple, long et douloureux quoi que jouissif. Le parc de mon imagination, qui se morcelle en d’innombrables histoires et personnages mais qui ne quitte jamais ce lieu… Le chemin est escarpé et boueux, un peu plus régulier au Marché des Nocturnes mais pas moins dangereux, en arrivant au bout de la forêt inversée et en assurant ses pas dans celle du Terc, beaucoup moins hostile, ont fini par trouver le terrain de jeux préféré des enfants de la ville… En parlant d’eux ne vous attardez pas sur leurs ombres un peu particulières, elles sont le reflet de la disparition de l’être de l’innocence c’est-à-dire qu’il n’y a plus rien pour les protéger des monstres qui se cache en eux comme dans leur placard ou sous leur lit une fois la nuit tombée… Et vous ne pouvez rien y faire parce que vous êtes adultes à présent et que ces monstres ne prennent plus le soin de vous faire signe. Heureusement des protecteurs veillent sur vos marmots quand l’obscurité se fait, mais attention la pénombre ont sur eux un effet plus qu’indésirable. Votre patelin ne possède pas d’Etre de l’Innocence, ou pas à votre connaissance, dommage. Sachez que vous venez de mettre les pieds dans une ville qui fait de chaque légende ou mythe une réalité… Chaque habitant en est responsable, c’est comme ça, chacun à son histoire et à un moment ou à un autre elle devient extraordinaire.
Sous vos pieds, se trouve les catacombes de la ville qui sont en fait un labyrinthe très élaborées, au milieu on y trouve la citadelle des Etres Oubliés qui a retrouvé la lumière grâce à une poignée de gamins intrépides qui était descendus afin de trouver un remède à l’adolescence… Ils sont arrivés au bout ! Ce qui est inédit pour des êtres humains encore plus pour des enfants, mais ils n’ont pas trouvé ce qu’ils cherchaient, et sont remontés avec des cadeaux empoisonnés.
Avez-vous déjà eut vent des Êtres Oubliés… ? Avez-vous la moindre idée de ce pourquoi on les appelle ainsi… ? Pour une raison très simple, ils le sont par la mort… Ils vivent, souffrent ne sont pas épargnés par les maladies, vieillissent, dépérissent mais jamais ne meurent… Pour cacher leurs apparences souvent complètement rongée par la vieillesse, les accidents... ils ont recours à des illusions plus qu’efficaces et un peu de magie où quelque chose qui s’en rapproche… Ils vivent parmi nous et ne pensez pas que leur condition ont fait d’eux des êtres d’une sagesse extraordinaire parce que ce n’est pas le cas… d’où pensez-vous que viennent les légendes sur les dieux… ?
Les ogres ont un visage, un terrain de chasse et vous pouvez être sûre que si vous devenez leur cible étant petit et que par chance vous y échappez ils n’auront de cesse de vous poursuivre… Le reflet de la folie humaine y est particulièrement net, pour sûre, allez jeter un petit coup d’œil à la rue des songes et sa structure psychiatrique... Vous n’en reviendrez sûrement pas ! Au sens propre comme au figuré. Il y a aussi cet hôpital qui concède à l’évolution certaines prouesses scientifiques mais qui aliène une personne à une autre même si l’amour qu’elles éprouvent ne va que dans un sens.
Et bien d’autre endroit comme ce manoir au milieu du cimetière qui possède une âme, grâce aux cœurs récoltés par son propriétaire… Et j’en passe… C’est ma ville, elle se situe en Bretagne, mais ne vous cassez pas la tête à vouloir la situer sur une carte, vous ne la trouverez pas, non elle est bien cachée et quelque chose me dit qu’elle le sera encore un petit moment !


