06 février 2011

Le chat et les souris

 Il y avait ces deux grands chevaux qui encadraient l’entrée de la grande maison, des chevaux en pierre, sculptés, la crinière semblant remuée, animée par un vent permanent et invisible. Ils étaient vraiment effrayants. Celui à droite semblant être pris dans une course folle, les yeux fous, tous les muscles étirés comme s’il allait vraiment vous sautez au cou. Alors que celui de gauche se tenait sur ses pattes arrière brandissant ses deux sabots avant vers le ciel comme pour se défendre de quelque chose, les babines retroussées. L’intensité de la scène figée dans la pierre avait quelque chose de complètement surnaturel. Enfin passons, c’est juste l’entrée et on ne passe pas notre vie  à manger, dormir, apprendre ses leçons… Entre ces deux-là. Ce qui est important, c’est la maison.

Mais non, vous êtes un peu idiot quand même on a trop peu de temps pour tout décrire. Et puis, de toute façon elle est trop immense pour en faire tout un plat. C’est plus marrant de subir ma volonté, il y a tant de choses secrètes, de trucs cachés des portes, des salles… Des tentations inutiles à dévoiler dans une puérile description. Je contrôle donc, et je vous emmène là ou il me plait, pas d’inquiétude, je fais tout le boulot, ne bougez pas, restez là où vous êtes, là même où vous avez commencé, de toute façon, se ne sera pas très long.

Allons, allons un peu de courage, votre main s’il vous plait. Et s’il vous faut faire une pause avant la fin n’oubliez pas de me la rendre quand vous remettrez le nez dedans plus tard.

Ça vous perturbe hein ? que je m’adresse à vous comme ça, ça vous gêne, d’habitude vous êtes juste des voyeurs qui s’accrochent aux mots et phrase écrit, qui reste impersonnel.

Peu importe, elle se croyait subtile et capable de survire à une partie de cache cache géante, mais derrière les rideaux dans cette maison c’est une connerie prodigieuse comme dirait ma grand-mère, il y a quantité de cachettes  beaucoup, beaucoup plus terribles. Et si, rappelons le, il faut que le chat compte jusqu’à 200 contre son mur, il est aussi vital pour lui, presque autant que le fait d’avoir le temps de se cacher pour les souris, qu’elles choisissent une autre pièce que celle où se trouve l’échappatoire, ce mur qui vous donne l’indemnité, non, l’asile, non l’imu…nité machin chose  et que le chat doit défendre coûte que coûte, peu importe ce que cela en coûte… Sinon, y’a plus de jeu… Autant commencer par la fin… Non mais…

Et toute tricherie sera punie aussi sévèrement que possible, pas d’asile pour cette tricheuse… Surtout pas.

Elle s’était étalée derrière les rideaux et à présent, elle se trouvait sur le sol dans une marre de sang, son propre sang, pas que je vous prenne pour des bêtas mais au cas où, je précise… Donc dans une marre de sang qui tachait le beau tapis d’Orient. Mais, puisque mademoiselle avait décidé d’en faire qu’à sa tête et de voler au-dessus des règles, ce sacrifice était justifié… Normale qu’elle atterrisse aussi brutalement. Il n’est pas question qu’elle s’en remette… ? Chacun pour soi... Non mais…

Oui, tout avait été soigneusement préparé, l’épée de guerre de l’arrière pépé Roulard, dangereusement affûtée pour l’occasion à proximité du lieu de décompte du chat… Le manque de discrétion de la souris numéro un… Une approche discrète feignant l’ignorance après avoir compté et vlan… Un rideau déchiré… Merde! Mais une souris en moins. Oh que oui… ! Puis pour la terminée, il avait, juste, fallu lui trancher la gorge d’une carotide à l’autre. Histoire d’être sûr qu’elle ne se relèverait pas et tenterait de prévenir les autres souris de l’identité du chat… Non mais… Après tout c’est une tricheuse… Et le chat déteste ça…

Moins une, plus que cinq personnes en lice dont le chat… Et autant dire qu’il a faim et que ça ne va pas tarder à se faire savoir.

Les règles du jeu… Du jamais vu… Étant donné que les limites  de ce cache-cache étaient les murs de la maison tout entière, on avait décidé, pour corser les choses, de cacher l’identité du chat… Un tirage à la courte paille avait informé chacun personnellement de son rôle : chat ou souris… Tous ensemble ils ont choisi la pièce et surtout le mur qu’il fallait atteindre pour pouvoir arrêter le jeu et mettre le chat en échec et puis chacun est parti de son côté… Une chose n’avait pas été précisée : ce que le chat ferait des souris attrapées… Et le chat désigné ne manquant pas d’imagination avait une solution radicale toute prête en tête…

Bref, une fois tout cela décidé… Ils sont partis chacun de leur côté… Y compris le chat attendant que la voie soit libre pour commencer son décompte assassin…

Récapitulons :

Les souris ignorent donc deux choses :

-       L’identité du chat…

-       Et les pièges très mortels qu’il commençait à installer un peu partout…

Beaucoup, beaucoup plus efficaces  que de vulgaires tapettes avec un morceau de fromage.

Posté par scoobyalien à 22:54 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Blockbusters (coucours BSC News)

Description du concours :

        America Americaaaa, terre promise, grands espaces, nation de tous les espoirs, des réussites phénoménales, de l'ascension sociale. La contrée de tous les possibles, du meilleur comme du pire

Le rêve américain? Qu'est-il? Un désir de conquête? un rêve matérialiste? Une aspiration à la liberté? La réussite de Steve Jobs ou la loose de Dean, l'anti-héros de sur la route?

Il y autant de rêves américains qu'il y a de rêveurs. Quel est le vôtre?

Racontez-le en 20 000 signes maximum. Conte, Fable, Nouvelle, Essai? Optez pour le genre qui correspond le mieux à votre rêve.


BLOCKBUSTERS:


Mon rêve américain tient toujours de l’irréel, c’est, un peu, un faiseur de rêve… Sans y avoir rêvé au moins une fois, aucune histoire n’est possible… Je n’y ai jamais mis les pieds, mais, je sais que, là-bas, se trouve la recette des histoires de fou furieux… La graine, le saint Graal, des personnes comme moi qui sont toujours à la recherche de choses un peu spéciales à raconter, pas forcément originales, mais qui sortent de l’ordinaire, çà c’est sûr…

Mais attention, on y trouve aussi son Némésis : l’extraordinaire devient bien fade quand il est surexploité…

Tout y est démesuré et tient de l’impossible, tout est bon à devenir…

Le rêve américain, mon rêve américain, est un rêve, un rêve dans le rêve. Et quand j’y songe, et bien, je n’ai pas à rougir des blockbusters, parce que le n’importe quoi à enfin son histoire… La preuve, la première chose claire dans ces rêves-là, ce dont je me souviens est une envie irrépressible de crier. Alors :

PART ONE : « Welcome… »

… Alors j’ai hurlé … Et de toutes mes forces hein ! Pas un simple petit « ah mon dieu… » Oh non ! Un truc du genre… À faire péter les vitres. C’est quelque chose d’inné chez moi… Quand j’ai peur, je hurle très fort… Alors vous n’avez pas idée quand je suis terrorisée…

Mon ami se frappa la tête très fort avec le plat de sa main… Il venait de me demander de ne pas faire de bruit et la réponse la plus adaptée que je lui avais donnée, était ce bruit hallucinant dont je ne me serai jamais cru capable.

Mais, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même… Petite pleurnicharde… Étudiante dans une grande université américaine, perdue dans la masse de zombies, qui ne connaissent que les fratries ou autres confréries, les cours, les beuveries… J’ai eu besoin de faire quelque chose de particulier, besoin d’être reconnu par mes paires… Le GAO semblait pouvoir m’apporter cette soif de reconnaissance dont j’avais tant besoin… GAO pour Groupe d’Activité Occultes… Un petit groupe d’une vingtaine de personnes… Un peu spéciaux ces gens, mais accueillants… J’ai subi quelques tests au préalable, pour voir si j’étais apte… Ce qui fut le cas… Après on a eu un topo sur notre ville et les différentes activités auxquelles on serait soumis… Et puis comme dans tout groupe, il y a le rituel de bienvenu, style bizutage à quoi je n’ai pas échappé… Une légende que je croyais urbaine, raconte qu’à cause d’une malédiction jetée par une sorcière alors qu’elle était sur son bûcher, toutes les nuits de pleine lune, les morts, d’un charmant petit cimetière à l’entrée de la ville, s’éveillent avec la faim au ventre.

Idiot, non ? Parce qu’en fait, il ne s’agit pas des nuits de pleine lune mais celles qui sont sans lune… Et ce n’est pas le cimetière à l’entrée de la ville mais à sa sortie… Alors toutes ces nuits en particulier des gens ferment les grilles et des gardiens ou surveillants, appelez ça comme vous voulez, se démènent pour que les morts à défaut de rester dans leur tombe, restent dans le cimetière… De grandes torches sont installées aux quatre coins  du cimetière et qui en brûlant nous dévoilent la forêt de monuments plus ou moins modestes de ce lieu.

Et notre bizutage notre ultime épreuve d’aptitude était de survivre à cette nuit… Je m’attendais, au pire, à une nuit d’épouvante où les membres du groupe se seraient déguisés et nous auraient fait peur entre mimes et  bande sonore adaptée… Quelques effets spéciaux bon marché et… Ok j’avoue je n’étais pas septique, non, pire que ça… Je n’y croyais pas du tout… Et pourtant j’aurai du me rendre compte qu’ils se prenaient au sérieux… Alors vous comprenez que, quand j’ai vu le premier « zombie » sortir de sa tombe avec une tête à moitié attachée, un bras manquant et les boyaux à l’air j’ai été un peu surprise… D’où le cri de terreur…

      -« Ok les mioches, lança la seule personne soi disant apte à nous venir en aide :  une étudiante de troisième année pulpeuse brune perchée sur des talons aiguilles, fagotée d’une mini jupe et d’un mini haut et que j’avais cru affublé d’un mini cerveau également… Oui je sais ! Beaucoup de mini mais dans la situation qui était la mienne, je n’avais pas le temps de trouver de synonymes…

-« Voici le topo, il y a des guns, fusils à pompes, des haches, des munitions, heu des machettes aussi… Tout ce qui serait susceptible de nous venir en aide ce soir, est éparpillé un peu partout dans le cimetière… Bon ne les laissez pas vous approchez trop près …

-« BAhhhhhhhhhhhhhheuuuuuu…. Oui c’est a peu près le bruit que ça fait… Un zombie tout frais sorti de sa tombe… Et celui-ci s’approchait de notre bimbo professeur… Son téléphone portable se mit à sonner… Elle nous fit signe d’attendre avec un petit sourire complice, nous laissant tous un peu perplexe…

-« Oui… Salut ma chouchoute, oui ça va… Là tout de suite… Au stand de tir… Non tu déconnes…

       -« euh… Il arrive…

Sans pour autant raccrocher la bimbo se mit à fouiller de sa main libre dans son sac et en sortit un immense 8mm… Elle ouvrit le barillet toujours d’une main le referma d’un coup sec… Elle se mit à rire aux éclats  par rapport à une boutade que lui avait lancée sa correspondante…

       -« Non tu déconnes… !

A quelque mètre d’elle le zombie montra ses dents toutes pourries et c’est à ce moment précis qu’elle visa et tira sans plus attendre la détonation nous fîmes tous sursauter. La plupart d’entre nous, les petits nouveaux, nous retrouvâmes à genoux… La bimbo eut une moue de déception, elle soupira puis nous fit signe de nous activer…

       « Attends deux secondes…

Elle s’adressa à nous, en plaquant le micro de son téléphone contre elle…

       -« Allez au boulot… La nuit ne fait que commencer… Vous n’avez qu’à faire des équipes de deux… Vous êtes 7… Celui tout seul se retrouve avec moi…. Allez Allez…

Mon ami Tom et moi ne tardâmes pas à nous retrouver tous deux isolés des autres… A fouiller à droite à gauche à la recherche de…

     -« Ah tiens une machette…  Tom se baissa pour la ramasser… Il fendit l’air d’un air menaçant avec.

       -« Je me sens un peu moins tout nu avec…

A mon tour je me penchais et trouvais un flingue un peu moins gros que celui de miss pétasse, mais qui me serait quand même bien utile… Ah oui, vous vous demandez sûrement comment je peux savoir me servir d’une arme, réveillez vous un peu aux states quand vos parents sont républicains il y a de fortes chances que vous ayez grandi avec un gun entre les mains comme hochet… Après une bonne demi-heure de cueillette fructueuse : fusil à pompe, 3 pistolets automatiques, une machette, un katana, des munitions, et un fusil de sniper que je m’étais approprié, Tom et moi avions décidé de nous poser en haut d’un magnifique monument, celui de la famille Hubton… Et de tirer à vue… Après un moment, nous fûmes d’avis sur le fait que la seule chose qui nous manquait était un pique-nique… Certain de nos comparses couraient dans tous les sens pas vraiment à l’aise avec cette mission les autres comme nous avait également trouvé un endroit où se poser pour dégommer ce qui n‘était pas vivant…

       -« Bon, les mioches, (cette mauvaise habitude de nous traiter comme de mômes avait le don de m’agacer),lança notre professeur qui avait enfin raccrocher… Avant la fin da la nuit, il faudra  reboucher les trous et remettre les cadavres en place… C’est un lieu sacré pour de nombreuses personnes pas besoin que l’on pe-« A oui et ne vous en faites pas, pas besoin de savoir où vont les bouts de viande… Tout le monde sans fou ! Ah oui et…

PART TWO : «  I’M FROM THE OUT OF SPACE… »

Je suis sûre que vous aimeriez savoir ce qu’il y a après le « et ». Moi aussi, à vrai dire. Parce qu’après ça c’est le trou noir total… J’ai d’abord cru qu’on m’avait tiré dessus ou que je m’étais tiré dessus mais… Non… J’ai eu une drôle impression comme si j’étais  dans un ascenseur affublé d’un réacteur atomique qui aurait décidé d’exploser. Vous croyez que ma nuit est suffisamment « strange »… Bande de petits joueurs… C’était comme si tous mes organes avaient décidé de se coller au sol… Et quand ça s’est arrêté… Bah non, rien que l’envie de vomir n’est pas suffisante… J’ai ouvert un œil puis le deuxième, et j’ai décidé de bouger… J’étais entière, première chose. Mais la clarté qui m’éblouissait m’indiquait que je n’étais plus dans le cimetière… Aucune trace de Tom non plus… Seule… Ou presque…

       -« oh oh oh, fit une voix que je qualifierais de morne avec un curieux accent, prosternez vous devant le maître de l’univers, le prince des temps nouveaux… Il est venu du bout de l’espace pour vous trouver et faire de vous sa princesse… Il est ici, pour la nouvelle ère… Ztpmljderbaztyq , le grand le magnifique est ici… Et vous êtes ici dans son vaisseau spécial…

-« Je crois qu’on dit vaisseau spatial, par chez nous… Fis-je comprenant tout d’un coup ce qui m’arrivait.

Il eut un moment de suspend…

-« afftypppkb pppytqqw zubb…

-« hup hup,pppytqqw zdib ! »

-« Non, non, Ztpmljderbatyq à bien voulu dire spécial… Un vaisseau spécial pour venir à vous…

« Et m… »

       -« Cela fait un moment qu’il vous observe de son étoile. 

« … Pourquoi je n’attire que des extra-terrestres… »

Me voilà victime d’un enlèvement paranormal…

       -« Ok… Je suis… Je suis vraiment honorée… De… DE… Mais… Qui vous dit qu ‘on est… Qu’on est… Compatible…

Un mouvement sur ma droite attira mon attention.  Il eut une traduction de ma phrase que je regrettais d’avoir prononcé… Pas sûre que de briser le cœur à un extraterrestre soit la meilleure des positions à adopter… Une réponse arriva par la suite j’attendis la traduction avec une certaine appréhension…

       -« Asseyez vous, voulez-vous… Votre téléportation à dû vous secouez quelque peu…

Et c’est alors qu’un énorme siège atterrit devant moi, un siège où autre chose mais un truc assez volumineux au bout d’un bras encore plus énorme…

       -« Allez-y, nous serons au même niveau pour parler et mon maître vous verra mieux…

       -« Histoire de voir si d’aussi près je suis toujours à son goùt… »

Il eut un moment de flottement auquel je mis fin  d’un air un peu désemparé…

l’on l’a saccagé… On remet tout propre, des pelles seront également à votre disposition plus tard…

  -« Non, ne traduisez pas… Surtout pas… C’était une blague… C’était pas très… Bref…

Je regardais mon siège et me lançais finalement… Après tout, cet enlèvement spatial animait ma nuit « mortvivanesque » qui s’était avérée après un cours instant de jubilation, dû aux armes et à la chasse, bien ennuyante… Le «  siège » était en fait plutôt, mou, tiède, légèrement moite… Arrivé non sans mal à son centre, je décidais de m’y asseoir en tailleur… Le bras au bout duquel était mon assise se mit à bouger et je me retrouvais le temps de le dire à plusieurs mètres au-dessus du sol… Enfin du sol du vaisseau…

       -« Mon maître trouve très curieuse votre planète, ma Dame.

La voix s’était rapprochée de moi ou plutôt je m’en étais rapprochée, la lumière à cette hauteur était beaucoup moins vive et mes yeux commencèrent à dissocier certaines formes et même certaines couleurs…

       -« Pourquoi ?

       -« Vous êtes incroyablement narcissique et menteur envers vous-même, ça fait des années que les extraterrestres vous visitent et au lieu de vous le dire vos gouvernements vous le cache. Comme si vous n’en étiez pas digne. Ils préfèrent vous laisser vous douter de quelque chose, vous rendre paranoïaque, laisser plus ou moins entrevoir une menace dans une venue dite extraterrestre, alors qu’il n’en est rien. Il y a pourtant des safaris qui sont organisés depuis des années, parce que croyez moi votre peuple est la risée de nombreuses planètes… Vous détruisez votre berceau, vous vous  auto tapez dessus, tout est une lutte acharnée de pouvoir entre vous tous, entre vous-même… Pourquoi… ? Je crois que c’est un mystère pour vous aussi…

Mon siège s’arrêta net juste en face d’un autre identique ou se trouvait, une créature humanoïde, assise tout comme moi en tailleur… A ma vue, il se pencha légèrement en avant dans une courbette, que j’imitais par politesse… Ma nuit « mortvivanesque » avait eu un impact sur ma peur, les doses d’adrénaline produites avaient complètement annihilé ma peur, seule une inquiétude battait en moi au fur et à mesure que les secondes défilaient… Une petite voix en moi n’arrêtait pas de me poser la même question : comment on fait pour partir d’un vaisseau « spécial »… ? La créature avait une peau couleur caramel tirant sur le doré des yeux d’un mauve éclatant et des cheveux d’une bonne longueur en bataille d’une couleur miel…  La créature me quitta des yeux pour se tourner vers une chose entre nous deux à sa droite… Une énorme tête rasée, avec deux yeux verts, cette tête reliée à un cou, lui même relié à un corps dont les deux bras étaient terminés par … Mon Siège… J’étais assise sur une main gigantesque… Je fut prise d’un léger étourdissement… Il s’avérait que cette deuxième créature de type humanoïde également, mais d’une taille surréaliste, n’était pas seulement mon siège, non il était aussi son traducteur… Il était assis  par terre, en tailleur le dos légèrement voûté, il avait l’air à l’étroit… J’eus un sourire de travers…

       -« Pourtant c’est pas faute d’avoir voulu vous parquer dans la zone 51… ? marmonnais-je…

De nouveau le petit type chantonna sa réponse à son traducteur qui de sa voix blasée reprit :

-« Cette zone vient alimenter les fantasmes de vos habitants, il n ‘y a rien qui viennent d’un autre monde là-bas… Vous vous êtes inventé vos propres extraterrestres…Vous savez ce que c’est, cette zone 51 ? Une fabrique de Pseudo super héros… Une tentative désespérée de se créer des héros…Alimentée par ce qui dirige votre monde un petit objet rectangulaire qui passe des images… Et maintenant votre gouvernement est près à nous être hostile parce que le seul prototype viable qu’il ait créé s’est enfui… Bien sûr, il nous accuse… Mais à quoi nous servirait un humain masqué en collant et avec une cape ? Je vous le demande…

-« Ok, je vois ! fis-je… Nous sommes la risée des autres planètes… Même les extraterrestres en savent plus à notre sujet, que nous sur notre propre environnement… Ça craint… Alors, pourquoi je vous plais autant… Pourquoi moi, pourquoi venir jusqu’ici ?

Machin chose se mit debout dans la main de son traducteur…

       « Tout n’est pas mauvais en vous, certaines choses font rêver , cette façon de vous faire la cour… Mon maître est là pour ça… Il tenait à vous le dire…

Peut-il s’approchez de vous ?

       « Euh… Oui, s’il le souhaite…

Il passa dans la main où j’étais avec grâce et s’assit en face de moi…

       -« Il veut vous mériter, venir vous faire la cour, comme un humain le ferait avec une humaine, il veut vous mériter avec vos propre rites… Se mêler à la population et vous séduire…

-« Apprendre notre langue serait un bon début… Comme c’est original… fis-je d’une voix ironique

·        -« Il veut savoir si vous vous prêterez au jeu… IL va s’humaniser et vous approcher dans votre monde… Le défi, lui plait… IL veut savoir si cela vous vexerait qu’il essaie… Il ne voulait pas le faire à vos dépens…

La proposition me parut totalement surréaliste, la seule chose que je pus répondre fut un sourire un peu coincé…

       -« Euh non… Du moment que vous n’avez pas de rites un peu spéciaux auxquels je devrais me plier ; style si je dois me laisser dévorer vivante ou vous manger ou manger un truc bizarre…

       -« Non, vous n’êtes obligé à rien… Il n’y a que mon maître qui se pliera à vos coutumes étranges et …

PART THREE : « Is it a bird ? Is it a Plane ?... No it’s a Man… »

Encore un « et » dont je ne connaîtrai pas la fin… Mais ce que je peux vous dire c’est un peu près ce qui s’est dit, lors de mon départ précipité:

       -« et… OH Oups…

       -« Oups quoi…

         -«Je suis tellement à l’étroit ici… J’ai appuyé sur le levier de largage des produits usagés…

       -« TU AS EJECTÉ MA FUTUR DULCINÉ, ET COMME UN DÉCHET…

Et après, c’est une sensation de vide sans fin… L’air frais qui vous fouette le visage… Une sensation de tomber assez désagréable…Jusqu'à ce que…

·        -« Et bien, ma petite dame, c’est pas heure pour apprendre à voler ça… Vous ne m’en voudrez pas si je vous dépanne…

Des bras robustes vinrent me soutenir et je me retrouvais le temps de le dire accroché… à un type en collant bleu turquoise justaucorps violet… Affublé d’une cape turquoise également… L’homme était masqué et volait dans les airs sans aide de réacteur ou d’artifice particulier… Je me remis à fermer les yeux non pas par peur, juste pour m’empêcher de rire…

Super ringard n’avait pas choisi son costume, non il le subissait, tout comme les personnes qu’il décidait de sauver… Mais il avait décidé de voler de ses propres ailes, et c’est ainsi qu’après avoir échappé à ses « gardiens »il avait décidé d’errer sans but, jusqu’à ce que je lui tombe littéralement dans les bras…

Il m’a ramené dans mon cimetière, enfin là ou ma nuit avait commencé, s’est proposé de nous dépanner, mais je l’ai renvoyé à ses occupations… Puisqu’on avait fait de lui un super héros, qu’il joue leur jeu, qu’il se crée une double identité afin de se cacher de ceux à qui ils avaient échappé… Fort de mes conseils, je l’ai regardé disparaître dans le ciel où le jour commençait à percer… Du haut du monument de la famille Hubton… Tom ne tarda pas à me rejoindre totalement essoufflé…

       -« Mais tu étais où ?

       -« C’est une longue histoire, marmonnais-je…

       -« Vas-y quand même, tu m’as fait une trouille bleue, tu sais…

         -« Je crois que je me suis fiancée à un extra-terrestre, qui m’a jeté de son vaisseau avec les poubelles et j’ai été sauvé par un mec en collant… AH non finalement c’est pas si long, que ça…

Tom resta pensif un instant avant de me tendre une pelle…

       -« Très drôle franchement, le coup de l’alien et du super héros… Allez on replante les morceaux de corps et prière d’arrêter de délirer… »



Et qu'est ce que vous auriez fait?

Posté par scoobyalien à 22:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Ainsi soit-il...

 Elle s’était promis qu’elle ne hurlerait pas, mais la souffrance fut trop intense et le son qu’elle produisit à ce moment-là, n’était pas pour faire savoir au monde sa douleur mais plutôt pour  la rendre plus supportable…

Tous les yeux aveugles se tournèrent vers elles, comme s’ils l’avaient vu… Il se pencha vers elle pour étouffer son cri… Mais il était trop tard… Leur couverture était fichue… Il faudrait qu’il l’emmène dans les enfers  et pas le seulement les siens… En attendant de pouvoir remonter leur seule chance, était de se cacher dans l’endroit auquel il fallait qu’ils échappent… Sa chute dans ce lieu, cet entre deux, était mal venu. Chez elle, elle était invincible, immortelle, insensible à la douleur, mais ici, ce n’était pas la même chose… Sa présence dans ce lieu était improbable et l’improbable, fait s’effacer les choses, les rends sensibles au néant… Qu’elles soient, à l’origine, toute puissante ou non… C’était pareil pour lui, mais pourtant différent…

Lui était aussi laid, qu’elle était belle…

Ils venaient de deux endroits pas seulement distincts mais foncièrement opposés… Elle dans la lumière lui dans le noir…

Leur rencontre était aussi chimérique qu’un soleil éclatant de lumière en pleine nuit…

Pourtant, elle eu lieu lors d’une de leur mission, sur le champ de bataille de leur maître respectif.

Le coup de foudre était impossible, néanmoins, il les toucha tous les deux… Réputés chacun de leur côté comme d’une puissance phénoménale et d’une grande influence sur leur entourage. Et pour cela on se méfiait d’eux, à juste titre, la preuve… Depuis leur rencontre, ils se voyaient en douce, à ce moment où son peuple à lui s’endormait et où son peuple à elle se réveillait… Ce moment de flottement gardé par des êtres cruels, repoussants et… Aveugles… Parce qu’il est interdit de voir des gens de ces deux rangs.

Dans cet endroit, ce moment durait toujours plus longtemps ce qu’ils leur permettaient  de profiter l’un de l’autre dans des proportions plus qu’irraisonnables…Elle lui montrait tout ce qu’elle savait faire : le beau, le lumineux, le béni, le magnifique. Et lui il lui enseignait le laid le désagréable, l’hideux… Sous les yeux aveugles des gardiens de ce lieu. Un mélange instable, inédit à cette époque, se formait…

Mais, cet entre-deux était à inégal distance de leurs « endroits respectifs ». Il était à la porte de chez lui, et à des heures de chez elle… Des heures de  descente… Et cette fois ci dans son envie de le voir, elle n’avait pas fait attention à sa réception… Au lieu de se poser délicatement sur le sol, elle s’était étalée de tout son long, se blessant au passage… Cela n’était pas sans rapport avec leur mélange respectif… Il lui avait appris le retard, l’égoïsme, la maladresse, la précipitation. Et elle lui avait montré la grâce la subtilité et l’empathie.

À ce moment précis, ils n’avaient d’autre choix que de se cacher aux enfers. Les gardiens n’avaient qu’un seul but : détruire ce qui s’attardait longtemps dans leur lieu.

Mais aux enfers, les choses ne sont pas pareilles…

Non elles sont pires…

  Et quand tous deux débarquèrent aux enfers, ils se consumèrent chacun de leur imaginaire…

Ce n’est pas claire… ?

Et bien, elle se mit à brûler pour l’éternité et lui, il fut contraint de la regarder calciner tout au long de son immortalité.

Mais, leur œuvre était accomplie, la paternité d’un mélange entre ce qui est bien et ce qui est mal en naquit, lors de cette longue nuit de supplice. Car ce qu’il s’était transmis en tête à tête contamina leur paires… Ainsi l’enfer et le paradis furent engloutis, par un néant qui, bien content, donna un repas de roi à ses gardiens sans visions qui avaient eu vent de ces rencontres… Parce qu’aveugle, sourd, ils n’étaient point. Deux êtres aussi  fiers, de leur statut, se donne facilement en pâture… Qui l’aurait cru…?

 

Posté par scoobyalien à 22:36 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
20 septembre 2010

Un commerce plein de noeuds

L'inconvénient quand on a une petite voix dans la tête qui vous susurre des histoires, c'est qu'elle n'en a rien à foutre de savoir si elle est glauque ou pas et ce qu'elle va provoquer sur les gens alentours... Mais ce que je sais ce qu'elle ne me laissera pas tranquille tant qu'elle ne sera pas partagée...
Elle écoute le style si particulier de Tim Burton pour une très courte nouvelle, qui m'effraie moi-même par son étrangeté...
Sur ce, désolée encore, mais il faut que je la laisse s'envoler, sous risque de perdre l'esprit:

C’est comme l’homme qui vend des nœuds coulants, il y a des jours où le commerce est prospère et d’autre où il est pourri par les vers… Il a bien souvent cru qu’il se passerait l’un de ses nœuds à son cou. La vérité c’est qu’il n’a jamais su lequel choisir. L’important c’est qu’il a réussi là où personne n’y croyait.. Et finalement il est là derrière son étale et attend les malheureux, où ceux qui vont y trouver une autre utilité. Car des nœuds, il en proposait de tous les genre pour toutes les bourses, imitant n’importe quel style …

Bha oui c’est comme ces types qui vendent des flingues, eux, ont n'en dit pas pour autant qu’ils sont dingues…

Lui il s’appliquait, il mettait de l’amour dans ses fabrications, rêvant d’un apprenti pour reprendre son flambeau. Mais il fallait se rendre à l’évidence qui aurait eu la vocation de reprendre ce lourd fardeau…

Et même lorsque les gens se pendaient à ses nœuds, leur confiance ne lui étaient point accordées… Il s’était fait une raison, comme pour toutes ces pendaisons, qu’il est bien difficile d’être pris au sérieux quand on est devenue l'incarnation même de la mort.

En fin de compte, on aura vite fait de l’oublier, lui, son commerce et ce choix d’article mortuaire, plein de mystère!

Posté par scoobyalien à 15:46 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
02 mai 2010

Vous venez de rentrer dans Rose Berry ville de caractère... Et de bien d'autre chose...

 

Ce sera tel un périple, long et douloureux quoi que jouissif. Le parc de mon imagination, qui se morcelle en d’innombrables histoires et personnages mais qui ne quitte jamais ce lieu… Le chemin est escarpé et boueux, un peu plus régulier au Marché des Nocturnes mais pas moins dangereux, en arrivant au bout de la forêt inversée et en assurant ses pas dans celle du Terc, beaucoup moins hostile, ont fini par trouver le terrain de jeux préféré des enfants de la ville… En parlant d’eux ne vous attardez pas sur leurs ombres un peu particulières, elles sont le reflet de  la disparition de  l’être de l’innocence  c’est-à-dire qu’il n’y a plus rien pour les  protéger des monstres qui se cache en eux comme dans leur placard ou sous leur lit une fois la nuit tombée… Et vous ne pouvez rien y faire parce que vous êtes adultes à présent et que ces monstres ne prennent plus le soin de vous faire signe. Heureusement des protecteurs veillent sur vos marmots quand l’obscurité se fait, mais attention la pénombre ont sur eux un effet plus qu’indésirable. Votre patelin ne possède pas d’Etre de l’Innocence, ou pas à votre connaissance, dommage. Sachez que vous venez de mettre les pieds dans une ville qui fait de chaque légende ou mythe une réalité… Chaque habitant en est responsable, c’est comme ça, chacun à son histoire et  à un moment ou à un autre elle devient extraordinaire.

Sous vos pieds, se trouve les catacombes de la ville qui sont en fait un labyrinthe très élaborées, au milieu on y trouve la citadelle des Etres Oubliés qui a retrouvé la lumière grâce à une poignée de gamins intrépides qui était descendus afin de trouver un remède à l’adolescence… Ils sont arrivés au bout ! Ce qui est inédit pour des êtres humains encore plus pour des enfants, mais ils n’ont pas trouvé ce qu’ils cherchaient, et sont remontés avec des cadeaux empoisonnés.

Avez-vous déjà eut vent des Êtres Oubliés… ? Avez-vous la moindre idée de ce pourquoi on les appelle ainsi… ? Pour une raison très simple, ils le sont par la mort… Ils vivent, souffrent ne sont pas épargnés par les maladies, vieillissent, dépérissent mais jamais ne meurent… Pour cacher leurs apparences souvent complètement rongée par la vieillesse, les accidents... ils ont recours à des illusions plus qu’efficaces et un peu de magie où quelque chose qui s’en rapproche… Ils vivent parmi nous et ne pensez pas que leur condition ont fait d’eux des êtres d’une sagesse extraordinaire parce que ce n’est pas le cas… d’où pensez-vous que viennent les légendes sur les dieux… ?

Les ogres ont un visage, un terrain de chasse et vous pouvez être sûre que si vous devenez leur cible  étant petit et que par chance vous y échappez ils n’auront de cesse de vous poursuivre… Le reflet de la folie humaine y est particulièrement net, pour sûre, allez jeter un petit coup d’œil à la rue des songes et sa structure psychiatrique... Vous n’en reviendrez sûrement pas ! Au sens propre comme au figuré. Il y a aussi cet hôpital qui concède à l’évolution certaines prouesses scientifiques mais qui aliène une personne à une autre même si l’amour qu’elles éprouvent ne va que dans un sens.

Et bien d’autre endroit comme ce manoir au milieu du cimetière qui possède une âme, grâce aux cœurs récoltés par son propriétaire… Et j’en passe… C’est ma ville, elle se situe en Bretagne, mais ne vous cassez pas la tête à vouloir la situer sur une carte, vous ne la trouverez pas, non elle est bien cachée et quelque chose me dit qu’elle le sera encore un petit moment !

 

Posté par scoobyalien à 16:13 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


  1