21 mai 2011

Les manuscrits...

J'ai toujours voulu écrire un polar... Cette histoire a été écrite  quand j'avais 13 ans... (désolée Louise je ne te connaissais pas encore, donc ce n'est pas un clin d'oeil volontaire...) C'est la troisième histoire longue que j'écrivais à l'époque: les deux autres était Ogres commencé avant mes 10 ans que j'ai repris à mes 20 ans et Peur librement inspiré de ÇA de Stephen King aux alentours de mes 11 ou 12 ans (toujours pas refaite... Mais peut-être un jour)... Une histoire, où il faut découvrir qui est le tueur... héhéhé!!! Alors bienvenu dans les méandres des Manuscrits... Soyez indulgent... Ça date!

 

Prétexte d’un commencement d’histoire qui n’en a pas.

 

Louise ne prit pas la peine de se relever quand on la bouscula. Vu l’agitation qui régnait autour d’elle, il semblait nécessaire de se poser dans un coin en attendant que ça se calme. Elle alla, à quatre patte, s’installer derrière une étagère en fer et massa vigoureusement son coude qui avait heurté le sol avec violence quand elle était tombée…

Du haut de ses 6 ans, Louise avait conscience  de ne pas savoir grand chose face au grande personne qui l’entourait, surtout face à Daniel, son père l’homme le plus intelligent de Rose Berry, si ce n’est de France. Mais ce qu’elle savait à ce moment-là, c’est que quelque chose se tramait dans le vieux garage de son père. Tous ses employés couraient dans tous les sens sans lui prêter la moindre attention, à elle et à Fred, son âme sœur, qui venait de faire son apparition dans la salle après une sieste de quelques heures que Louise pour sa part avait interrompu à cause de sa curiosité et du à l’agitation de la pièce. Fred faisait partie tout comme Louise des nombreux enfants des employés du garage, mais plus qu’une amitié entre eux était né une réelle complicité partagée par des heures de jeux et de discussions enfantines… Fred,  les cheveux en bataille,  s’était arrêté à l’entrée du garage, la main encore sur la poignée de la salle de repos des petits…  Attendant de voir si l’un des adultes allait lui ordonner de se recoucher ou non… Mais tous semblait trop occupé pour lui prêter la moindre attention.

            -« Daniel, on doit tirer les choses aux claires… C’était quoi toutes ses questions des flics… Et pourquoi on doit t’aider à boucler tes affaires hein ?

Daniel ralentit son pas  sentant les problèmes pointer le bout de leur nez… Il serra ses mâchoires pour s’empêcher de réagir trop violemment.

George, son fidèle employé, commençait à poser des questions gênantes alors qu’avant il n’aurait même pas relevé l’étrangeté de la situation… Mais tout foutait le camp en ces temps de grande agitation, rien n’était en place… Il faut dire qu’un joyeux bordel régnait à Rose Berry et il n‘était pas sûre de n’y être pour rien !

            -« Ne pose pas des questions que tu pourrais regretter Georgie… Tu veux ? Fais ton boulot et tout ira pour le mieux !

Daniel fut satisfait de sa réponse et souffla un instant, la tension dans ses épaules était passée. Il avait repoussé la violence qui l’avait submergée.

Daniel ne se tourna pas pour autant vers George… Ses yeux croisèrent ceux de Fred qui lui adressa un sourire édenté et un petit signe de la main… Auquel, il répondit, avant d’être brutalement retourné vers son employé qui l’agrippa par le col en le secouant sans ménagement… Si Daniel avait repoussé son agressivité ce n’était pas le cas de George… La tension apparue de nouveau et là il su qu’il ne pourrait pas la contrôler.

            -MERDE REPOND MOI DANNI ! HEIN ! ES QUE TU AS QUELQUE CHOSE A VOIR AVEC CE BARGE  COUPEUR DE LANGUE… PUT…

            -FERME LA, GEORGE… PAS CE GENRE DE MOT DEVANT MES PETITES PUCES…

Cette réplique eut pour conséquent, de se faire secouer encore un peu plus par la masse de muscle qu ‘était George…

            -« J’EN AI RIEN A FOUTRE, DANNI, REPOND !

Louise ouvrit toute grande la bouche quand elle vit, son père échapper à la poigne de fer du mastodonte devant lui pour l’agripper à la gorge et le plaquer contre le mur de telle façon qu’aucun échappatoire ne s’offrait à lui… Daniel sortit son couteau  de poche et appuya de son autre main sur la gorge de George qui ouvrit grand la bouche… IL sortit la lame et alla chercher avec ses doigts la langue de son ami… L’air plus menaçant que jamais il joua avec son couteau en tenant fermement la tête de George… Le silence se fit et tous les employés effrayés et pantois devant cette scène, s’arrêtèrent pour observer la scène. George,  poussaient des gémissements frénétique et implorant, dans un langage rendu incompréhensibles… Quelques secondes passèrent avant que Daniel ne relâche la pression, range son couteau avec un sourire moqueur au lèvres, en donnant des petites claques amicales sur les joues de son ami qui larmes aux yeux se mit à trembler de la tête aux pieds… Il avait oublié à quel point Daniel Carganne était un homme respecté et surtout craint à Rose Berry. C’est comme ça il y en a qui naisse pour être leader… Il venait de s’en souvenir à ses dépends. Surtout que Carganne utilisait très peu la violence et il s’était amèrement mis à regretter de l’avoir forcé à en user.

            -« Calme toi, George, tu sais très bien que je ne ferai pas ça devant mes deux amours. Qu’est ce que tu peux être poule mouillée… Tu as besoin d’un caleçon de  rechange dis moi… Sinon y’a bien un collègue qui pourra te passer une couche d’un de des petits bouts…

George se força à sourire mais cela ressembla à une grimace qui fit rire de plus belle Daniel… Fred l’avait rejoint et riait d’un petit air timide. Agrippant la manche de son père qui lui tendait une main complice dans laquelle Fred s’appliqua, malgré ses petits yeux embués par la fatigue, à taper. Daniel se pencha et pris son enfant dans ses bras le faisant tournoyer à toute vitesse avant de  se serrer fort l’un contre l’autre, un jeux de papa…

            Une sirène de Police retenti dehors. Louise effaça son sourire et se plia un peu plus encore derrière sa cachette, tremblante de peur. La police et leur sirène rien de plus effrayant. Louise n’était pas comme les autres enfants, au lieu de s’inquiéter de monstres sous son lit ou dans un placard ou encore du noir ou de la nuit, elle ne tremblait que devant ses hommes en uniformes, au visage inexpressif qui quand ils posent un regard sur vous vous donne une sensation désagréable de malaise, un sentiment de culpabilité. Fred se foutait d’elle s’en arrêt, quand Louise se cachait ou s’immobilisait dans la rue  quand elle entendait  ou voyait une voiture de police ou de gendarmerie. Fred jouait au Policier avec elle pour lui faire peur. Un rôle qui lui collait étonnamment bien à la peau.           

            -« Vous avez le droit de garder le silence ou alors je vous y forcerai… » Répétait Fred, première partie grandement influencer par ses programmes télé favoris et la deuxième partie plus d’un goût personnel. Il se mettait derrière Louise  et hurlait cette réplique à tout va d’une voix grave. A chaque fois, elle sursautait et finissait par lui courir après en riant de ce faire avoir aussi facilement.

Mais en cet instant précis, il ne s’agissait pas de Fred. Daniel s’immobilisa sans lâcher son enfant.

            -« Allez les gars, allez chercher vos gamins… Réveillez les et sortez tous. Et plus de question exécutez vous un point c’est tout….

Daniel ne lâcha pas des yeux la vitre opaque de son garage et surtout les ombres qui se faisaient de plus en plus nombreuses et dense derrière.

La sirène forte et incessante, donnait le vertige à Louise. Les larmes aux yeux, elle essaya de casser la régularité  de ce son en plaquant ses mains contre ses oreilles, mais rien n’y fit.

Les employé de Daniel sortirent avec leurs petits sous le bras ou les deux mains en l’air quand il n’avait pas d’enfants. George, bon dernier, hésita avant de sortir… Attendant un contre ordre prêt à tout pour réparer son affront mais Daniel lui fit signe de sortir.

            -« Désolé, fit finalement ce dernier en sortant…

Danni se dirigea vers la porte blindé de son vieux garage et la verrouilla à double tour…

« Ça les occupera un moment » pensa t’il.

Puis il se mit à faire les cent pas, toujours avec Fred dans ses bras…

            -« Pas sans somation,pas sans somation, pas sans somations, murmura Daniel.

            -ALLEZ CARGANNE SORTEZ MAINTENANT, LE BATIMENT EST CERNEZ, NOUS N’HESITERONS PAS A NOUS SERVIR DE LA FORCE, retenti la voix métallique…

Daniel malgré ses sueurs froides eut un sourire.

            -« C’est tellement cliché que s’en est presque comique, je pourrai tout faire péter..

Le petit corps qui se serrais contre lui , lui fit reprendre ses esprit mieux encore qu’une douche froide.

            -« Pas ça, pas ça à mes petites puces.

Le teint cireux, pâles de Daniel se figea dans une affreuse expression de démence. IL s’arrêta de faire les 100 pas.

            -VENEZ me chercher ! hurla t’il.

Fred pleurait à présent serrant son père dans ses petits bras…

2,3,5, 10 secondes passèrent sans qu’aucun bruit ne vienne couvrir celui de la sirène, qui rendait Louise de plus en plus folle.

Puis soudainement la vitrine explosa, les stores qui étaient pourtant relevé tombèrent au sol. Le choc fut si violent que de débris de verres firent un tapis sous les pieds de Daniel.

Il posa Fred au sol et se baissa pour l’embrasser sur la joue. Pratiquement au même moment, une nouvelle détonation puissante et violente retenti. Daniel  avec un trou béant dans la gorge du à la balle qui l’avait perforé, s’écroula au sol. Fred toujours debout, le visage et les vêtements couvert de sang, laissa échapper une longue plainte lugubre qui n’appartenait en rien à un gamin innocent. Louise se lança à quatre patte vers Fred et le réceptionna comme elle pu dans sa chute. Se serrant l’un contre l’autre de plus en plus fort, toujours plus, malgré…

            -« NON, DE… MAIS QUI A TIRÉ… PAUVRE CON… IL NOUS LE FALLAIT VIVANT !

            -« Je suis désolée je croyais qu’il faisait du mal au gamin…

            -« PUTAIN ! TU T’ES PRIS POUR LUCKY LUCK, DUCON VA…

-« Le gamin a quelque chose… ?

Silence on marche sur les bouts de verre, on s’approche…

            -« Ne me lâche pas, murmura Louise, ils vont nous séparer.

            -« Non, ça à l’air d’aller, c’est pas son sang, celui de Carganne, par contre l’autre…

À proximité des deux enfants, un homme s’accroupit.

Une douleur intenable se réveilla dans sa main gauche. Louise compri en rouvrant les yeux pourquoi elle ne pouvait pas poser sa main contre Fred. Un énorme bout de verre ensanglanté était profondément ancré dans sa main… Il semblait même traverser sa main de part en part.

La chair, le sang, les petites étoiles qui se mirent à danser devant ses yeux, la sensation, que sa propre tête devint lourde. Elle embrassa Fred, sur les lèvres une dernière fois, ignorant le sang qui couvrait son visage.

            -« L’autre, fit l’homme qui s’était approché, je pense que c’est la fille de Grant. Elle a un bout de verre dans la main… Ca craint, c’est pas beau à voir… Appelez, une ambulance.

Le noir, une sensation de vide, l’odeur de poudre dans l’air mélanger à celle du sang . Louise sombra.

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16 mars 2011

Terreurs nocturnes, un début (suite)

Les deux mains sur mes épaules, ma mère me secoua violemment…

         -« Tu dors debout… »

J’avalais de grandes goulées d’air en tremblant de la tête au pied…

         -« Ça va ? me demanda ma mère

         -« J’ai des phases de micro sommeil…

Elle soupira et me regarda avec son air soucieux gravé sur le visage…

         -« Les médecins ont dit que ça arriverait… Mais ne t’inquiète pas, elle arrive…

Ah oui, ce qui m’arrivait à ce moment-là avait touché de nombreuses personnes.

Les gens avaient cru a une mauvaise blague, parce que ça affectait seulement les habitants de notre ville… Mais ça s’est avéré beaucoup plus compliqué que ça… Une épidémie… La ville a même été mise en quarantaine. Mais après un moment cela ne dépassait pas nos frontières, les frontières de Rose Berry… Pire qu’une grippe… Un delirium commun à plusieurs personne, une peur incurable de dormir, une paranoïa croissante, des automutilations prenant diverses formes selon les personnes et pour finir une agressivité maladive… À Rose Berry, tout le monde en était venu à craindre la nuit et ses chimères… Chaque jour nouveau apportait son lot d’infecté et les violences liées… Personne ne guérissait, la seule issue possible de cette contamination massive était la mort… Horrible destin, tragique fin, pour tous les malades. Mais comme le temps passait et que cela devenait de plus en plus commun, comme les journaux les mentionnaient à peine… Les gens ont commencé à reprendre leur vie normalement… Alors qu’aucun remède n’avait été trouvé, enterrant cette histoire…Quand cette maladie m’a touché on m’a pris pour une emmerdeuse, disons les choses clairement… Ce n‘était pas nouveau. Cela n’avait pas d’importance, en fait ça n’en avait plus, sauf pour ma mère… Elle m’a traîné dans les hôpitaux… Bien sûre de nombreuses personnes s'étaient penchées sur mon cas…

  -« Un calmant, puis une bonne cure de sommeil…

-« Non ça on l’a fait la semaine dernière sur un petit jeune d’à peu près son age… Ça lui a été fatale… Quand on l’a retrouvé et bien… C’était comme si, comme si… Il s’était manger de l’intérieur une vraie boucherie… Le pauvre aide soignant qui a ouvert la porte de sa chambre le lendemain ne s’en remettra pas de sitôt !

Rien n’a été fait, il parlait de moi, comme si je n’étais pas là ou plutôt comme si je n’étais plus là… Déjà morte… De toute façon condamnée… Mais ma mère avait une dernière carte à jouer et pour ça il faut avoir un esprit assez large… Moi-même, j’ai du mal à tout suivre… Enfin, l’important c’est le résultat et la fin de mon agonie et le début d’une nouvelle…

Mes yeux se posèrent sur la petite silhouette ronde emmitouflée dans un long impair qui avançait vers ma maison. À proximité de la lumière du lampadaire, la brume autour d’elle s’évanouit… Elle s’arrêta, là, en pleine lumière et s’époutiera les manches comme pour se débarrasser de poussières invisibles. Elle portait une capuche en plastique sur les cheveux malgré l’absence de pluie. Une excentricité dont je ne moquerais plus jamais. Puis elle tourna la tête vers la fenêtre à laquelle je m’étais installé pour guetter son arrivé. Elle hocha la tête de haut en bas et s’avança vers la porte d’entrée. Je quittais mon poste d’observation pour m’asseoir dans les escaliers… Ma façon de l’accueillir. Il ne me restait plus qu’à attendre. La sonnette, les bruits de pas précipités de ma mère, la porte qui s’ouvre et qui se referme…

 -« Bonsoir…

 -« OH! Rose… Si tu savais comme je suis désolée, j’aurais dû t’écouter… Tu avais raison, ça l’a touché, elle aussi… Je ne sais plus quoi faire. Ça fait 48h qu’elle ne dort plus du tout… À ce train-là demain ou après-demain… Qui sait ce qui lui arrivera. J’aurai dû te la confier dès le début… J’aurai dû… Quand tu m’en as parlé…

·   -« Chut ! tenta ma tante Rose d’un air apaisant. De sa petite taille, elle se donna un air réconfortant, se mettant sur la pointe des pieds pour agripper l’épaule de ma mère qui trembla sous ce contact.

Elle se tut un moment, ses yeux étincelèrent, d’un mélange de colère, de désespoir et de résignation…

 -« Je ne voulais pas qu’elle en face partie. J’avais réussi à en éloigner ma famille jusque-là… Puisque ça ne voulait pas de moi, puisque je n‘étais pas assez bien pour cette chose…

 -« CChhhuut ! répéta ma grande tante, un peu plus fort cette fois…

 -« Mais ça la réclame et si c’est la seule chose qui peut la sauver…

 -« Je ferai de mon mieux…

Ma mère fit un pas en arrière sans détacher ses yeux de ma grande tante Rose avec qui elle s’était toujours bien entendue sauf sur un point qui amenait certaine dispute, jamais très grave au point de couper toute relation mais qui était quand même relativement important pour qu’elle m’éloigne d’elle pendant un moment. Cette chose qui les opposait m’avait toujours échappé. Pendant un moment futile, comme les enfants peuvent l’être, j’avais cru que s’était ma couleur de peau…Étant métisse, alors que ma mère et ma grande tante sont toutes les deux d’une pâleur effrayante même en Eté… Mais il s’était vite avéré que ce n’était en aucun cas ce petit détail.

 -« Il est temps que tu l’emmènes dans ce marché de malheur…

 -« Ça suffit ! fit sèchement ma tante sans brusquerie mais d’un ton qui mettait fin à cette partie de la discussion.

 -« Elle a dit que tu comprendrais, elle t’a réclamé !

Sans un mot, le visage grave, ma grande tante, enleva son long impair et sa capuche qu’elle tendit à ma mère qui murmura en prenant le tout qu’elle  nous laissait seul. Elle se tourna vers moi…Inquiète. Elle posa ses yeux sur mon ombre qui n’incarnait en rien ma silhouette, mais se mouvait en des formes que mon imagination, si elle n’avait pas été aussi fatiguée, aurait trouvé plus qu’effrayantes. Ma grande tante avait perdu son air convivial et joyeux, ça ne lui ressemblait pas, les joues creusées et des cernes aussi interminables que les miens sous les yeux. Toujours assise sur l’une des marches de l’escalier, j’avais pris ma tête entre mes mains et luttais de toutes mes forces pour ne pas m’endormir… Je sentis sa main replète et rêche se poser sur mon épaule.

 -« J’en peux plus, fis-je, en relevant la tête vers elle. Tu m’as dit qu’il faudrait que je t’appelle dès que ça arriverait…

 -« Tu as bien fait. Comment est-ce ?

 -« Cette chose… M’épie, elle sait que je vais finir par craquer. Je la ressens… Elle peut m’atteindre, me faire du mal.

 -« Ah ! Les sacripants !!!! Ils sont surexcités en ce moment et se croient tout permis…

Elle étouffa le reste de sa phrase entre ses dents serrées… Consciente que pour le moment, elle ne devait pas m’en dire de trop. Elle mit son bras sous le mien et me força à me lever, elle m’entraîna jusqu’à ma chambre. 23 autres heures s’écoulèrent entre ses deux moments sans que je puisse savoir ce que j’en avais fait, sans pouvoir mettre une signification sur tout ce qui s’était passé. 23 heures où je ne peux pas dire ce que j’ai fait sauf que je suis passé d’une marche d’escalier à un couloir, à ma chambre, mon lit.

 Elle me força à m’y allonger et elle ramena ma couette sur moi, avant de s’asseoir sur le rebord. Elle posa une main sur mon front, je me suis sentie apaisée, sereine, la terreur qui m’avait animée s’était adoucie, elle n’avait pas disparu, elle était toujours avec moi mais plus comme une menace… À ce moment, en tout cas.

-« Tu peux dormir, maintenant. Mais jamais, sans un peu de lumière. Ne t’endors jamais dans les ténèbres, tu m’entends jamais. Tu peux vivre dans le noir mais jamais lui faire confiance au point de lui confier ton sommeil. Tu te rappelles c’est ce que je t’avais dit quand tu étais toute petite, il faut recommencer de nouveau. C’est tout ce que je peux t’obtenir… Je suis désolée… Tellement. Je suis obligée.

Elle soupira et se pencha vers ma table de nuit où elle alluma ma lampe de chevet, avant de continuer.

-« Vois-tu, ma chère Alba, la peur est en chacun d’entre nous, elle revêt une forme, un événement particulier… Le fait est que tu es malgré toi ce dont tu as peur, comme tout le monde, la différence est que tu ne l’acceptes pas. Les personnes normales leur ont fait une place. Ces terreurs peuvent vivre sans risques… Tu ne feras jamais ça et je ne peux que comprendre, mais ça te rend particulièrement sensible à cette épidémie qui n’en est pas une… C’est une sélection... Ceux qui avait peur d’un événement, d’un fait qui ne leur était pas propre, ceux-là n’était d’aucune utilité, pas assez fort… Mais ceux qui ont peur comme toi de quelqu’un, d’une chose avec une forme, ceux-là sont choisis…

 -« Une sélection de quoi ?Choisi pourquoi ? Pourquoi moi…

La tante Rose passa sa main sur mes yeux, qui se fermaient tous seuls malgré moi, pour me forcer à les laisser clos.

 -« Tu le sauras, ne t’en fait pas. Tu vas les avoir tes réponses… Pour un début d’éclaircissement, je peux juste te dire que tu le dois à l’enfant que tu étais… Enfin à celui qui est toujours en toi. La peur est à l’origine de tout… Et ce que tu sais tu as appris, tu dois le transmettre. Je dois y aller à présent.

Je rouvris mes yeux brutalement et me redressais, mais ma grande tante avait posé ses deux mains sur mes épaules et avec une force surprenante pour son petit gabarie me força à me rallonger.

 -« Je ne t’abandonne pas, je vais les chercher. Il faut que tu suives à la lettre toutes les indications que je vais te donner et que je te donnerai dans un futur pas si éloigné que ça. Ne cesse jamais d’y croire.

Elle se leva et ouvrit la porte de ma chambre…

 -« De croire en quoi ?

Elle baissa la tête et passa ma porte sa voix me vint, une voix qui s’éloignait…

 -« Tu le sauras bien assez tôt ! »

Posté par scoobyalien à 08:28 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
13 mars 2011

Terreurs nocturnes, un début...

Tome 1 chapitre 1 :

Alba : Ça vous est déjà arrivé d’être convaincu d’une chose horrible dont on sait qu’on a aucune chance, aucun moyen de changer, quoi que se soit. Qu’il ne nous reste plus qu’à nous installer confortablement et profiter du spectacle.

J’en avais marre des allés retours, dans le couloir… Je voulais m’arrêter là, m’allonger à même le sol et dormir, dormir pendant 15 jours…

On parle de l’alcool, des drogues en poudre, des drogues en pilule, des drogues qui se fument… Mais celles que tout le monde consomme et abuse, on les oublie consciemment ou inconsciemment, peu importe… Le sexe, la bouf… Le sommeil, dans mon cas… L’idée est là… Elle a germé et s’apprêtait à laisser échapper son pollen destructeur…

À ce moment-là, une petite voix sous forme de souvenir m’a fait sourire, malgré la gravité de la situation…

 

Je n’ai pas plus de 3 ou 4 ans, ma mère me réveille très tôt pour partir en vacances, il y a beaucoup de route à faire, il faut partir au milieu de la nuit… Elle me sourit, sa voix résonne dans ma tête…

         -« Ton petit cœur dort encore… »

 

20 ans après, c’est un peu de ça et d’autre chose… En fait, « mon petit cœur » s’était endormi  à l’insu de mon corps, de mon cerveau… J’avais une respiration lente et profonde, bruyante… Le cerveau baignant dans une mer de coton, les  yeux sensibles, quand je changeais d’objet de contemplation, la dernière image restait imprimée sur mes rétines et s’estompait ·  au fur à mesure, pour la nouvelle… J’avais le goût du sommeil dans la bouche, et lorsque mes pieds nus rencontraient le carrelage froid de la maison, mes jambes et mes pieds, qui fourmillaient déjà du démon du sommeil, ne sentaient rien d’autre qu’un matelas moelleux tiède sur lequel le repos aurait été plus qu’appréciable…

48h que je n’avais pas dormi, pas d’une quelconque insomnie. Plutôt à cause d’un vulgaire cauchemar que je fais depuis des années et qui à ce moment-là avait décidé de venir bien plus menaçant… Je le savais, si je fermais l’œil, j’allais me faire dévorer, ou autre chose mais en tout cas je n’allais pas m’en sortir… Toutes tentatives pour m’endormir dans les bras de Morphée se transformaient en véritable film d’horreur. J’avais donc décidé de repousser mon sommeil au plus loin… Seulement il devenait de plus en plus clair que mes pauvres défenses s’estompaient et qu’à ce moment précis j’étais dans un état de manque bien prononcé… Je m’arrêtai à l’entrée de ma chambre plongée dans la pénombre et m’appuyai au chambranle de la porte. Mon lit à moitié défait m’invitait à me glisser sous sa couette moelleuse… Ce lit que je’haïssais facilement lorsque j’étais malade…

L’atmosphère changea, s’était pourtant anodin mais un frisson me parcouru, un frisson de peur. Non plus que cela : de la terreur…

En face de moi, je la vis… Cette chose charnue, tordue… Elle se fit de plus en plus nette avec les secondes qui passaient… Elle me détestait, mais ne pourrait pas exister sans moi, sans cette part sombre, qui un jour, lui a donné forme… Elle est loin l‘époque, où elle n’agissait que dans mes ·  rêves, où elle ne pouvait pas me faire de mal… La barrière a disparu à présent elle peut m’atteindre… Et c'est à ce moment précis que je m’en suis rendue compte…

Les détails de son visage livide m’apparurent: des cheveux longs blancs, deux cavités profondes qui abritaient des yeux rouges, une bouche dont deux crocs semblables à des stalagmites grimpaient sur des joues marquées de leurs présences… Elle ouvrit une gueule remplie de crocs semblables qui me firent redouter le pire… Elle était apparue à l’autre bout de ma chambre, à l’endroit le plus sombre… Elle appréciait le fait de se dessiner contre mon gré… Elle s’avança en boitillant vers moi…Je fis un pas en arrière… Elle déplia ses longues ailes noires, et s’élança vers moi…

 

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09 août 2010

Inspirée par une image...

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Par une musique, par un film, quelqu'un (tel une muse), les sources d'inspirations sont multiples, ce sentiment  ne m'est pas étranger... Et il y a quelques temps une petite nouvelle à germer dans mon imagination insolente par sa cruauté et le désespoir qu'elle traîne derrière elle comme un boulet, réminiscence de chose vécue, de contes lus et de comptes à rendre... Tout cela à partir d'une  image, un dessin qui me parle plus que je ne voudrais...
Simplement parce qu'il illustre à merveille ce qui m'échappe et ce qui ne manque pas une fois de plus de m'arracher le cœur...
Les pensées mélancoliques ont un nom:
les Mélancoles:


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26 juillet 2010

Peurs nocturnes... Les premières lignes...

Dans ce début on retrouve la grande tante Rose de Léna qui est aussi celle d'Alba narratrice de cette partie... Alba et Léna sont cousines et ont la même particularité avec leurs peurs nocturnes...


"Ca vous est déjà arrivez d’être convaincu d’une chose horrible dont on sait qu’on a aucune chance, aucun moyen de changer quoi que se soit. Qu’il ne nous reste plus, qu’à nous installer confortablement et de profiter du spectacle. D’en être persuader au point de ne plus penser qu’à ça ?

Le gens avaient cru a une mauvaise blague, parce que ça touchait seulement les habitants de notre ville… Mais ça c’est avérer beaucoup plus compliqué que ça… Une épidémie… La ville à même été mise en quarantaine. Mais après un moment ils ont du se rendre à l’évidence ça ne dépassait pas nos frontières, les frontières de Rose Berry… Pire qu’une grippe… Un delirium commun à plusieurs personne, une peur incurable de dormir, une paranoïa croissante, des automutilations prenant diverses formes selon les personnes et pour finir une agressivité maladive envers la moindre personne approchant… A Rose Berry tout le monde en était venu à craindre la nuit et ses chimères… Chaque jour nouveau apportait son lot d’infecté et les violences liées… Personne ne guérissait, la seule issue possible de cette contamination massive était la mort… Horrible destin, tragique fin, pour tous les malades. Mais comme le temps passait et que cela devenais de plus en plus commun, comme les journaux les mentionnaient à peine… Les gens ont commencer à reprendre leur vie normalement… Alors qu’aucun remède n’avait été trouver, enterrant cette histoire…

Quand ça m’a touché on m’a prit pour une emmerdeuse, disons les choses clairement… Ce n‘était pas nouveau. Ça n’avait pas d’importance, en fait ça n’en avait plus, sauf pour ma mère… Elle m’a traîné dans les hôpitaux… Bien sûre de nombreuse personne se sont penché sur mon cas…

-« Un calmant, puis une bonne cure de sommeil…

-« Non ça on l’a fait la semaine dernière sur un petit jeune d’à peu près son age… Ca lui a été fatale… Quand on l’a retrouver et bien… C’était comme si, comme si… Il s’était manger de l’intérieur une vraie boucherie… Le pauvre aide soignant qui à ouvert la porte de sa chambre le lendemain ne s’en remettra pas de sitôt !

Rien n’a été fait, il parlait de moi, comme si je n’étais pas là ou plutôt comme si je n’étais plus là… Déjà morte… De toute façon condamnée… Mais ma mère avait une dernière carte à jouer et pour ça il faut avoir un esprit assez large… Moi même qui suis au centre de tout ça j’ai du mal à tout suivre… Enfin, l’important c’est qu’il y est eu un résultat et la fin de mon agonie et le début d’un nouveau combat…

21h17, jeudi 27 novembre : Mes yeux se posèrent sur la petite silhouette ronde emmitouflée dans un long impaire qui avançait vers ma maison. A proximité de la lumière du lampadaire, la brume autour d’elle s’évanouit… Elle s’arrêta là en pleine lumière et s’époutiera les manches comme pour se débarrasser d’une poussière ou de poil de chat invisible. Elle portait une capuche en plastique sur les cheveux malgré l’absence de pluie. Une excentricité dont je ne moquerais plus jamais. Puis elle tourna la tête vers la fenêtre à laquelle je m’étais installé pour guetter son arrivé. Elle hocha la tête de haut en bas et s’avança vers la porte d’entrée. Je quittais mon poste d’observation pour m’asseoir dans les escaliers… Ma façon de l’accueillir. Il ne me restait plus qu’à attendre. La sonnette, les bruits de pas précipités de ma mère, la porte qui s’ouvre et qui se referme…

 -« Bonsoir…

 -« OH! Rose… Si tu savais comme je suis désolée, j’aurais du t ‘écouter… Tu avais raison ça l’a toucher elle aussi… Je ne sais plus quoi faire. Ca fait 48h qu’elle ne dort plus du tout… A ce train là demain ou après demain… Qui sait ce qui lui arrivera j’aurai du te la confier dès le début… J’aurai du… Quand tu m’en à parler…

 -« Chut ! tenta ma tante Rose d’un air apaisant. De sa petite taille elle se donna un air réconfortant, se mettant sur la pointe des pieds pour agripper l’épaule de ma mère qui trembla sous se contact.

Elle se tut un moment ses yeux étincelèrent, d’une chose qui m’échappa totalement…

 -« Je ne voulais pas qu’elle en face partie j’avais réussi à en éloigner ma famille jusque là… Puisque ça ne voulait pas de moi, puisque je n‘étais pas assez bien pour cette chose…

 -« CChhhuut ! répéta ma grande tante, un peu plus fort cette fois…

 -« Mais ça la réclame,et si c’est la seule chose qui peut la sauver…

 -« Je ferai de mon mieux…

Ma mère fit un pas en arrière sans détacher ses yeux de ma grande tante Rose avec qui elle s’était toujours bien entendu sauf sur un point qui amenait certaine dispute, jamais très grave au point de couper toute relation mais qui était quand même relativement importante pour qu’elle m’éloigne d’elle pendant un moment. Cette chose qui les opposait m’avait toujours échapper pendant un moment futile comme les enfants peuvent l’être j’avais cru que s’était ma couleur de peau… Etant métisse , alors que ma mère et ma grande tante sont toute les deux très d’une pâleur effrayante même en Eté… Mais il s’était vite avérer que ce n’était en aucun cas ce petit détail.

 -« Il est temps que tu l’emmène dans ce marché de malheur…

 -« CA suffit ! fit sêchement ma tante sans brusquerie mais d’un ton qui mettait fin à cette partie de la discussion.

 -La peur du sommeil Tatie… Celle là même qui l’empêche de dormir…

Le visage de ma grande tante se dérida un instant…

 -« Oui j’avais cru comprendre, comme on dit tout est dans le titre…

Et elle se mit à ricaner. Avant de se rendre compte de son erreur, l’humour ça serait pour plus tard, peut-être… Son rire s’évanouit de lui-même en devenant de plus en plus tendu et faux… Pour finir sur un raclement de gorge…

Ma mère ne releva pas les efforts de sa tante pour avoir l’air naturel.

 -« Il n’y a pas d’explication logique, ça arrive prend possession de tout son être, et ça casse ! Quoi qu’il en soi elle a dit que tu comprendrais, elle t’a réclamé !

Sans un mot, le visage grave, ma grande-tante, enleva son long impaire et sa capuche qu’elle tendit à ma mère qui murmura en prenant le tout qu’elle nous laissait seule. Elle se tourna vers moi…Inquiète. Elle posa ses yeux sur mon ombre qui n’incarnait en rien ma silhouette, mais se mouvait à son grée, en des formes que mon imagination, si elle n’avait pas été aussi fatiguée, aurait trouvé plus qu’effrayantes. Ma grande-tante avait perdu son air convivial et joyeux, ça ne lui ressemblait pas, les joues creusées et des cernes aussi interminables que les miens sous les yeux, elle non plus n’avait sûrement pas dormi alarmée par le coup de fil que lui avait passé ma mère la veille au soir, lui demandant de venir le plutôt possible dès qu’elle le pourrait.

Toujours assise sur l’une des marches de l’escalier, j’avais pris ma tête entre mes mains et luttais de toutes mes forces pour ne pas m’endormir… Je sentis sa main replète et rêche se poser sur mon épaule.

 -« J’en peux plus, fis-je, en relevant la tête vers elle. Tu m’as dit qu’il faudrait que je t’appel dès que ça arriverait…

 -« Tu as bien fait. Comment est-ce ?

 -« C’est là et c’est tout, cette chose m’épie, elle sait que je vais finir par craquer. Je la ressens, elle réclame son dû.

 -« Ah ! Les sacripants !!!! Ils sont surexcités en ce moment et ce croit tout permis…

Elle étouffa le reste de sa phrase entre ses dents serrées… Consciente que pour le moment elle ne devait pas m’en dire de trop. Elle mit son bras sous le mien et me força à me lever, elle m’entraîna jusqu’à ma chambre. 23 autres heures s’écoulèrent entre ses deux moments sans que je puisse savoir ce que j’en avais fait, sans pouvoir mettre une signification sur tout ce qui s’était passé. 23 heures où je ne peux pas dire ce que j’ai fait sauf que je suis passé d’une marche d’escalier à un couloir, à ma chambre( mon radio réveil annonçait 20h17, vendredi 28 novembre), mon lit.

 Elle me força à m’y allonger et elle ramena ma couette sur moi, avant de s’asseoir sur le rebord. Elle posa une main sur mon front, je me suis sentie apaisé, sereine, la terreur qui m’avait animée pendant près de 72 heures, s’était adoucie, elle n’avait pas disparut, elle était toujours avec moi mais plus comme une menace… Pour l’instant en tout cas.

 -« Tu peux dormir, maintenant. Mais jamais sans un peu de lumière. Ne t’endors jamais dans les ténèbres, tu m’entends jamais. Tu peux vivre dans le noir mais jamais lui faire confiance au point de lui confier ton sommeil. Tu te rappelles c’est ce que je t’avais dit quand tu étais toute petite, il faut recommencer de nouveau. C’est tout ce que je peux t’obtenir… Je suis désolée… Tellement. Je suis obligée.

Elle soupira et se pencha vers ma table de nuit où elle alluma ma lampe de chevet.

-Vois tu ma chère Alba la peur est en chacun d’entre nous elle revêt une forme un événement particulier… Le fait est que tu es malgré toi ce dont tu as peur c’est en toi ça fait parti de toi, mais ce qui fait que toi et tout c’est autre malade soyez différents, c’est que tu ne l’a jamais accepter… Les personnes normales, leur ont fait une place où ces terreurs peuvent vivre sans risque… Tu ne feras jamais ça et je ne peux que comprendre, mais ça te rend particulièrement sensible à cette épidémie qui n’en ai pas une… C’est une sélection. Ceux qui avait peur d’un événement, d’une chose qui ne leur était pas propre, ceux là n’était d’aucune utilité, pas assez fort… Mais ceux qui ont peur comme toi de quelqu’un, d’une chose avec une forme, ceux-là sont choisis…

 -« Choisi pourquoi ? Pourquoi moi…

La tante Rose passa sa main sur mes yeux, qui se fermaient tous seuls malgré moi, pour me forcer à les laisser clos.

 -« Tu le seras, ne t’en fait pas tu vas les avoirs tes réponses… Pour un début d’éclaircissement, je peux juste te dire que tu le dois à l’enfant que tu étais… Enfin à celui qui est toujours en toi. La peur est à l’origine de tout. Je dois y aller à présent.

Je rouvris mes yeux brutalement et me redressais, mais ma grande tante avait posé ses deux mains sur mes épaules et avec une force surprenantes pour son petit cabari me força à me rallonger.

-« Je ne t’abandonne pas, je vais les chercher. Il faut que tu suives à la lettre toutes les indications que je vais te donner et que je te donnerai dans un future pas si éloigné que ça. Ne cesse jamais d’y croire.

Elle se leva et ouvrit la porte de ma chambre…

 -« De croire en quoi ?

Elle baissa la tête et passa le bas de ma porte sa voix me vint, une voix qui s’éloignait…

 -« Tu le seras bien assez tôt ! »"

Posté par scoobyalien à 19:15 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
07 juillet 2010

Les peurs nocturnes de Lena...

Avez- vous déjà vécu ce moment, dans le noir, attendant patiemment que les battements de votre cœur reprennent un rythme normal ? Que tous ce que vous percevez autour de vous vous susurre à l’oreille d’avoir peur ? Que tout prend forme et que votre imagination malgré vous se prend à voir mille et un monstres prêts à vous sauter à la gorge ?

Qu’est que qui fait la différence entre vous et moi ?

Le fait est qu’une fois que mon imagination lui a donné une forme, elle devient réelle et n’a qu’un seul but, me faire du mal, me dévorer vivante… Et il paraît que j’ai beaucoup d’imagination.

Un exemple, pour illustrer mes dires, il y a une dizaine d’année quand j’avais 6 peut-être 7 ans pas plus :

Tout bougeait autour de moi et je savais que je n’avais pas intérêt à ouvrir les yeux, il ne fallait pas que mon imagination s’emballe, j’étais dans cette maison, que j’ai toujours adoré mais qui m’a toujours aussi effrayé, et s’était une nuit éprouvante ou le vent faisait crisser les plaintes, où une branche d’arbre frottait contre mes volets…  Tout était réuni pour que j’ai vraiment très peur! J’étais assise dans mon grand lit les genoux sous le menton me balançant d’avant en arrière les yeux fermés.

Mais j’ai toujours été  très curieuse et je ne pouvais pas rester aveugle éternellement. Alors je les ouvris, tout doucement d’abord cherchant un endroit neutre à fixer, mais rien n’y fit, les ombres ondulaient tout autour de moi, mon imagination s’emballa sans prévenir et se mit à improviser quelque pas de danse avec elles. Ca devint de plus en plus précis et nette, et tout d’un coup il se mit à pleuvoir à verse dans ma chambre, je me levai me tapant la tête du plat de la main.

 -« Stupide, stupide ! Je me mis à courir vers ma porte mais elle s’éloigna plus qu’autre chose

Un grognement roque me parvint, je savais ce que s’était et ça me donna encore plus la chair de poule. J’eu de l’eau jusqu'au nombril le temps de le dire et tout autour de moi des choses commencèrent à flotter entraîner par le courant… Je me débattis comme je pus dans l'eau et grimpai sur le bureau de ma chambre. Et comme s’il avait attendu ça durant toute une vie, le monstre sortit de mon placard, celui que j’avais imaginé l’espace d’un quart de seconde quand j’étais dans mon lit encore bien au sec. Il se déplia, à la fois fait d’écaille et de plume, dénué de pattes tel un serpent il se mit à onduler vers moi. Deux grands yeux jaunes ne me quittèrent plus. Plus il s’approchait plus je me rendais compte qu’il était énorme. Et alors tout doucement, il se mit à ouvrir une bouche énorme béante, je sentis son haleine perfide. Je pressentis qu’il n’allait pas tarder à la refermer… J’allais me faire engloutir vivante…Je hurlai alors de terreur…

La lumière s’alluma, me faisant cligner des yeux plusieurs fois de suite. J’étais sur mon bureau mais il n’y avait plus d’eau, plus de monstre. J’avais les bras devant le visage pour me protéger et j’étais tremper comme si j’avais pris une douche tout habillée…

 -« Combien de fois t’ai-je dit d’allumer ta lampe de chevet, Lena ? Fit ma grand-tante Rose, à l’entrée de ma chambre la main encore sur l’interrupteur…

Posté par scoobyalien à 22:26 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
27 mai 2010

Un jour tu comprendras... Et moi aussi! (les première lignes)

Voilà les quelques premières lignes de cette histoire qui en plus d'être un pseudo hymne à mon enfance et ses jeux si particuliers est aussi un hommage aux films qui l'ont bercé et inspiré; les goonies, les retours vers le futur, l'histoire sans fin, les gremlins et j'en passe... Ce n'est que très courts mais il y en a plus, beaucoup plus et une fin toute prête en attente d'être écrite...

 

Eva:"La cabane dans le fond du jardin de la résidence Vallaie, 272 rue des songes, qui appartenais à la famille de Robine, notre QG qui tenait debout par je ne sais quel miracle. Au lieu d’être perchée dans un chêne, elle se trouvait entre deux arbres penchés qui formaient une sorte d’abri feuillu une coupole où se tramait tous nos jeux d’enfants qui, il faut se rendre à l’évidence, n’ont jamais été comme ceux des autres gamins. Nous étions huit, quatre filles et quatre garçons aussi inséparables que les oiseaux du même nom, mais ce n’était pas fait pour durer et ça nous le savions tous pertinemment…Notre enfance allait tirer sa révérence pour devenir quelques mois plus tard, notre adolescence… Grandir pour devenir con, rebelle, révolter contre les parents, les profs la société, le corps qui change, mon Dieu, qui pousse, qui a mal, qui désire avidement, qui se mue…oh désespoir ! Désirer encore et toujours, vouloir, bonnet A, B, C, D pas trop mais suffisamment tout de même, caleçon slip, boxer…Désirer un mec, une nana, des mecs, des nanas, exiger, toucher… Les joies du bourgeonnement faciales de l’adolescent pré pubert… Ah, quelle horreur ! Les hormones qui nous titillent les nerfs… Non, je ne veux pas y penser ! Le sexe, l’amour après, jamais dans le bon ordre c’est l’age qui veut ça, le maquillage le paraître et déjà ce n’est plus nous… Ca ne nous épargnera pas…"

Posté par scoobyalien à 01:04 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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